Sous-financement en région : les élus demandent de corriger le tir

  • Publié le 7 nov. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

Le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPÉRL) exige un rehaussement significatif des investissements régionaux afin d’assurer une qualité de service adéquate à la population des Laurentides, sans cesse grandissante. Ce cri d’alarme s’est fait entendre lors du Symposium des Laurentides tenu le 7 novembre dernier à l’Hôtel du Mont-Gabriel.
Entre 2001 et 2021, ce sont près de 175 000 personnes supplémentaires qui ont choisi la région administrative des Laurentides comme lieu de résidence. En 20 ans, la population des Laurentides a donc augmenté de 37 %, sans que les investissements de la part du gouvernement du Québec ne suivent cette courbe de croissance. Résultats: les infrastructures existantes craquent de partout. C’est du moins, la réflexion du CPÉRL.

La santé une priorité

Selon le CPÉRL, la région des Laurentides reçoit moins de 5 % du budget en santé, alors qu’en réalité, elle représente 7,5 % de la population québécoise. Les problèmes de recrutement des professionnels dans le milieu de la santé sont amplifiés par le manque d’espace et d’équipement partout sur le territoire, ce qui compromet la qualité des soins offerts à la population. On observe sur le terrain que les délais rencontrés partout créent énormément d’anxiété, ce qui contribue à détériorer la santé physique et psychologique de la population. Le réseau actuel ne répond manifestement plus aux besoins.

Les infrastructures routières

Les préfets des 7 MRC et le maire de Mirabel font unanimement le constat que les infrastructures routières actuelles ne supportent plus la croissance démographique et l’activité touristique grandissante des Laurentides, et ce même si celles-ci diffèrent d’une région à l’autre.

Connaissant un déficit de maintien d’actifs (DMA) qui nécessite des investissements importants pour rétablir l’efficacité de l’axe de circulation nord-sud et l’ensemble des infrastructures municipales, c’est 292M$ de plus de ce qui est actuellement prévu au Plan québécois des infrastructures (PQI) pour la région qui sont nécessaires pour remédier à la situation actuellement difficile en région.

Préserver la nature

Le développement économique et la qualité de vie des résidents des Laurentides passent par la santé de son environnement naturel. Pour cette raison, les élus municipaux de la région des Laurentides sont d’avis que l’accès à la nature laurentienne nécessite un soutien de la part du gouvernement du Québec. Ce soutien devra s’établir en matière de financement, mais aussi en termes de réglementations pour permettre aux municipalités d’acquérir, de conserver et de mettre en valeur les espaces verts laurentiens.

« Dans le prochain plan québécois d’infrastructure (PQI), les préfets et les élus municipaux de la région des Laurentides s’attendent à un redressement majeur des investissements sur l’ensemble du territoire.»
-Scott Pearce

«Un sous-financement pendant 30 ans ,ce n’est pas normal […] Peut-être que nous sommes fins dans les Laurentides, mais nous sommes loin d’être faibles. Avec 650 000 habitants nous sommes prêts pour de nouveaux projets. »
-Scott Pearce, président du CPÉRL et préfet de la MRC d’Argenteuil.

 

Articles les plus consultés

La présentation du budget 2026 lors de la séance extraordinaire du 16 décembre dernier. Photo Médialo – Emmanuelle M. Verschaeve 
Actualités
Communauté

Sainte-Agathe présente son budget 2026 

Le maire de Sainte-Agathe-des-Monts Frédéric Broué et son directeur général Simon Lafrenière ont présenté le budget 2026 de la Ville. 
Opération de soufflage de neige à Sainte-Agathe. Photo gracieuseté 
Actualités

Déneigement à Sainte-Agathe : combien ça coûte? 

180 000 $ par jour. Tel est le prix minimal du déneigement après une tempête pour que la ville de Sainte-Agathe soit bien dégagée. 
Pierre Boutin. Photo gracieuseté
Actualités

Pierre Boutin, se reconstruire après un deuil 

Pierre Boutin a perdu son fils happé par son autobus scolaire à Sainte-Agathe en 2019. Ce deuil brutal l’a guidé vers une voie de partage.