Employeur et employé, selon la saison

  • Publié le 25 mai 2026 (Mis à jour le 25 mai 2026)
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Quelques-uns des travailleurs saisonniers de la ferme la Récolte de la rouge. / Photo: gracieuseté
Quelques-uns des travailleurs saisonniers de la ferme la Récolte de la rouge. / Photo: gracieuseté

Le printemps venu, Mathieu Roy et Audrie Tremblay emploient huit travailleurs saisonniers. À la mi-novembre, c’est à leur tour de devenir employé saisonnier.

Mathieu Roy et Audrie Tremblay sont co-propriétaires de la Récolte de la rouge, une ferme familiale de petits fruits et de légumes biologiques établie depuis 2016 dans la Vallée de la rivière Rouge.

Employeurs

Mathieu et Audrie voient leur nombre d’employés saisonniers augmenter d’année en année. « Cette année, on a huit personnes qui travaillent à temps plein à la ferme », souligne Mathieu. Le couple souligne que l’embauche de tels travailleurs pour une période de cinq mois est tout un défi. « En plus, on ne peut pas se permettre d’offrir des salaires élevés, mais cette année on a eu de la chance, sept des employés de l’an dernier sont revenus. »

D’autant plus que c’est un travail qui est éprouvant physiquement. Les fermiers, parce qu’ils sont membres de l’Union des producteurs agricoles (UPA) peuvent profiter de ses services pour des demandes ponctuelles.

« En les (l’UPA) appelant quelques jours d’avance, je peux avoir 36 personnes pour donner un coup de main. Ils arrivent en autobus, la plupart du temps, ce sont des gens de Montréal et la grande majorité est constituée de nouveaux arrivants », précise Mathieu.

Il précise que pour l’instant, il ne fait pas appel aux services de travailleurs étrangers temporaires issus du programme FERME, un programme fédéral de main-d’œuvre. « On n’est pas encore rendu là. C’est un autre logistique. Il faut les loger. Il faut les faire venir. Il faut passer par des agences privées. C’est complexe », souligne-t-il.

Employés

Dès l’arrivée des premiers flocons, Mathieu et Audrie troquent leur rôle d’employeur pour celui d’employé. Bien qu’il y ait du travail à abattre dans une ferme lors de la saison hivernale, le couple prend le chemin de la montagne pour y travailler. Un choix ou une nécessité? « C’est plus par nécessité, même après 11 ans d’opération, on est encore dans une certaine précarité financière, on n’a pas le choix d’aller travailler l’hiver», raconte Mathieu.

Ce dernier travaille aux remontées mécaniques de la Station Tremblant alors qu’Audrie besogne dans un restaurant fort achalandé. « C’est sûr que la perspective de travailler pour quelqu’un d’autre ne m’enchante pas. Quand tu as été ton propre patron, aller travailler pour d’autres, c’est un défi, mais Station Tremblant est un excellent employeur et je n’ai pas à me plaindre », relate Mathieu.

« Quant à Audrie, qui est serveuse dans un restaurant sportif très fréquenté où l’on présente des matchs sportifs, ça requiert une période d’ajustement. Quand tu es sur ton tracteur toute la journée, et qu’ensuite il faut que tu ailles côtoyer des centaines de personnes, c’est un défi », exprime Mathieu.

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