La persévérance scolaire : un travail d’équipe

  • Publié le 10 févr. 2025 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

« La première chose, c’est qu’il faut démystifier la persévérance scolaire. Si on avait à donner une définition, c’est la continuité de la formation jusqu’à l’obtention d’une qualification ou d’une diplomation », décrit Sébastien Tardif, directeur général du Centre de services scolaire des Laurentides.

Selon lui, un élément clé influence cette persévérance est l’engagement. Il explique que les élèves doivent se sentir compétents et autonomes : « S’ils ont la conviction qu’eux-mêmes peuvent influencer leurs succès ou leurs échecs, ça fait une grande différence », affirme-t-il.

Un travail d’équipe
« C’est un travail d’équipe qui doit se faire entre le milieu scolaire, la communauté et évidemment les parents », ajoute M. Tardif. Un climat de confiance entre élèves et enseignants est de mise: « Si l’élève sait qu’il y a un adulte sur qui il peut compter s’il y a des difficultés, qu’il va avoir un adulte signifiant pour l’aider, c’est le facteur numéro un au niveau scolaire », précise le directeur général du CSSL.

Selon lui, valoriser l’éducation à la maison, et avoir des modèles sont également des leviers puissants : « Pour la réussite des garçons, s’il y a une figure masculine dans l’entourage des élèves qui est lecteur, ça les influence positivement. » Il aborde également les facteurs de protection au niveau communautaire : « Si les élèves peuvent avoir des accès à des services professionnels, des ressources communautaires, des rendez-vous médicaux en temps opportun, cela fait également une grande différence. »

Photo Pexels

Des répercussions sur toute la vie
Les impacts de la scolarisation vont bien au-delà de l’obtention d’un diplôme. « L’obtention d’une qualification est de bon augure pour un avenir meilleur », affirme M.Tardif. « Ça donne la possibilité de choisir. On a plus de choix, plus d’opportunités, quand on a une qualification ou une diplomation. » Même l’espérance de vie et le bonheur sont liés à la scolarisation. « Ces choix-là vont avoir des répercussions dans l’indice du bonheur, vont avoir des répercussions sur le niveau d’autonomie, des répercussions au niveau de la santé », complète-t-il.

Un enjeu qui dépasse une seule semaine
Selon M. Tardif, si la Semaine de la persévérance scolaire est essentielle pour sensibiliser, elle ne doit pas être un geste isolé : « Le parallèle que je ferais, c’est, par exemple, que ça peut être très bien d’offrir des fleurs à la Saint-Valentin, mais ce n’est pas une garantie d’une relation harmonieuse. »

« Si on travaille conjointement école, famille et communauté, puis qu’on offre aux élèves ces facteurs de protection, alors on met toutes les chances de notre côté », conclut Sébastien Tardif.

Photo Pexels

Articles les plus consultés

Réjean Gaudreau, citoyen de Sainte-Agathe et Frédéric Broué, maire de la Ville. Photo Emmanuelle M.-Verschaeve
Actualités

Un projet novateur pour une meilleure qualité de vie à Sainte-Agathe

La Ville lance un projet pilote rassembleur pour contribuer au bien-être et à la santé des citoyens du grand Sainte-Agathe.
Photo Unsplash
Actualités

Groupe Finstar mis sous séquestre

Malgré le fait qu’il puisse poursuivre ses opérations, le Groupe Finstar Inc. & ALS, œuvrant en développement immobilier, a été mis sous séquestre le 16 avril.
L’infirmière auxiliaire Martine Desautels et l’animatrice Mélanie Maynard dans le cadre de la web-série Alter ego. 
(Photo Etienne Brière)
Actualités

Une infirmière auxiliaire de Sainte-Agathe à l’honneur dans une websérie

Mélanie Maynard et Martine Desautels vivent une réalité commune. Elles livrent un cœur à cœur poignant dans la nouvelle websérie Alter ego.