Explorer et apprendre par le jeu à l’Espace Ludiko

  • Publié le 25 nov. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

S’il existe un comportement bien ancré dans l’ADN des enfants pour découvrir le monde, c’est bien le jeu. C’est pour remettre au centre de l’apprentissage des enfants d’aujourd’hui que l’organisme sans but lucratif Espace Ludiko a été mis sur pied.
Et si l’on en croit la fondatrice d’Espace Ludiko, Dominique Decelles, les résultats sont emballants. L’organisme collabore la municipalité de Val-David et différents organismes, dont la Maison Phoenix et les Partenaires Pour La Réussite Éducative (PREL), pour être présent dans les écoles, les camps de jour et les parcs. Circulitout qui avait pour objectif de stimuler le plaisir de la lecture est un exemple d’activité que l’organisme à but non lucratif chapeaute.

Un impact majeur

Dominique Decelles a travaillé comme éducatrice spécialisée, notamment en pédopsychiatrie et en trajectoire diagnostique. Selon son expérience, l’apprentissage par le jeu est nécessaire pour le développement des enfants. « Ça fait longtemps que je m’intéresse aux formes d’apprentissages alternatives. Dans le cadre de mes stages, mais aussi tout au long de ma carrière, je me disais : Mais pourquoi il y a des cadres aussi serrés quand l’enfant apprendrait tellement mieux si on suivait ses intérêts ? », se questionne l’éducatrice.
Pour la pédagogue, l’exercice se traduit concrètement en utilisant des outils variés pour développer le plein potentiel des enfants, au lieu de chercher à leur implanter des notions pour qu’ils fassent des apprentissages à un moment déterminé à l’avance. « J’ai pu constater quel impact extraordinaire avait le jeu sur la progression des enfants », témoigne-t-elle.

Les ados aussi

Nommant en exemple une activité de critique de jeu donnée dans les écoles secondaires par Espace Ludiko, elle observe que le jeu agit aussi positivement sur les plus vieux. « J’ai eu plein de beaux témoignages des enseignants qui disaient que des jeunes qui ne se parlaient ont collaboré à travers l’activité. D’autres qui disaient que des jeunes qui ne souriaient jamais ont eu beaucoup de plaisir. Certains enseignants mentionnaient ne jamais avoir eu d’aussi beaux contacts avec leurs élèves que pendant l’activité […] Le jeu apporte quelque chose de super important et de super puissant au niveau socioaffectif qu’on néglige beaucoup avec les plus vieux », soutient Dominique Decelles.

Une mission de vie

Espace Ludiko vit de subventions et n’a pas encore de revenus stables. Si l’organisme offre beaucoup d’activités gratuites, certaines sont payantes. « On a offert des activités gratuites, mais ça n’a pas la même portée. Les gens n’ont pas le même engagement quand ils n’ont rien payé [..] On veut tout de même que ça soit accessible à tous », précise Mme Decelles.

Espace Ludiko emploie 3 employés à temps partiel et de 6 à 8 personnes à contrat. « Je n’ai pas de salaire depuis cet été. C’est vraiment un projet de cœur, si j’avais fait cela pour le salaire, ça fait longtemps que je serais partie », conclut la passionnée.

 

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