Des citoyens de Val-David dénoncent le climat toxique

  • Publié le 27 mai 2024 (Mis à jour le 13 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont


Le 14 mai, plusieurs Valdavidois se sont réunis pour exprimer leur espoir de voir les élus trouver des solutions pour améliorer le climat politique et l’ambiance qui règne aux séances du conseil.

C’est avec la signature de 151 de leurs concitoyens qu’Élisabeth Gibeau et Maxime Dorais, ont présenté leur pétition lors de la séance du conseil du 14 mai dernier. « Nous sommes un groupe de citoyens hautement préoccupés par le climat toxique qui règne dans les assemblées municipales de Val-David et qui contamine l’ambiance et l’essence du village que nous aimons tant », pouvait-on lire dans leur missive destinée aux membres du conseil municipal. « Aujourd’hui, nous lançons un cri du cœur : tout ceci est allé trop loin et depuis trop longtemps. Nous n’en pouvons plus de ce climat et, surtout, nous n’en voulons plus », poursuivait-on.

Un climat toxique

Les cosignataires de la requête collective soutiennent que, bien avant l’actuel conseil, un petit nombre de personnes s’acharnait à détruire la crédibilité, la réputation et le moral des élus et du personnel municipal. « Il y a des élections municipales dans un an et demi et ça m’inquiète de savoir qui aura envie de se présenter avec le climat actuel », évoque Élisabeth Gibeau.

Selon le groupe, l’approche de ces citoyens chronophages consiste à envahir les réseaux sociaux pour désinformer la population, à paralyser l’appareil municipal avec des demandes sans fin d’accès à l’information, mais aussi, monopoliser les séances du conseil.
« Leur intention n’est clairement pas de mieux comprendre les enjeux et de contribuer positivement au débat et aux projets du village, elle se résumerait plutôt en deux mots : nuire et médire. Alors que ces personnes évoquent la démocratie pour justifier leurs comportements, elles privent la population d’un moment d’échange ouvert et constructif avec leur conseil », mentionne la co-porte-parole Élisabeth Gibeau.

Des solutions

L’initiative du groupe consiste dans un premier temps à approuver le processus entamé par le conseil depuis quelques séances visant à appliquer plus strictement le règlement de régie interne (2) et, notamment, l’article suivant : « Le président donne la parole aux personnes qui bénéficient chacune d’une période maximum de trois minutes par présence au micro afin qu’elles puissent formuler un préambule, une question et une sous-question. Les personnes doivent s’adresser en termes polis et respectueux, sur tout sujet d’intérêt public ».

Comme solution pour donner la chance à tous de participer aux séances, on propose aussi de limiter à une question par séance par personne afin de favoriser la diversité et le respect du temps collectif, « c’est la pratique dans d’autres municipalités », rappelle Élisabeth Gibeau.

« L’idée n’est pas d’éliminer la critique, c’est juste que quand on critique pour critiquer à un moment donné ça suffit. C’est légitime de faire ça (la pétition) pour s’assurer qu’un plus grand nombre de gens aient envie de se présenter au conseil. On veut avoir une approche plus constructive pour qu’on puisse bâtir ensemble de grands projets », propose Maxime Dorais.

En accueillant la missive déposée lors de la séance du 14 mai dernier, la mairesse de Val-David Dominique Forget a déclaré: « Je n’ai pas l’habitude de commenter, mais ça fait plaisir, ça fait du bien », conclut-elle.

 

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