2026, une année difficile pour le temps des sucres

  • Publié le 17 avr. 2026 (Mis à jour le 17 avr. 2026)
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Si les érables coulaient bien l’an dernier, 2026 donne du fil à retordre aux acériculteurs de la région. L’hiver qui s’éternise ne donne pas de chance à l’industrie cette année. Heureusement, les réserves seraient au rendez-vous, selon Joël Vaudeville, directeur des communications chez les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ).

L’industrie acéricole au Québec, c’est 13 500 acériculteurs, 8400 entreprises acéricoles et une production annuelle qui s’élève à 239 millions de livres de sirop d’érable. L’an dernier, les érables avaient commencé à couler vers le 10 février. Ce n’est pas le cas cette année.

« Il a fait très froid pendant le mois de mars 2026, donc on est en retard sur la production », soutient M. Vaudeville.

« Notre fenêtre de production c’est fin février jusqu’à fin avril, début mai. Et le mois de mars est critique dans la production de sirop, particulièrement dans les régions plus au sud […] Avec le froid, on n’a pas eu les conditions propices à la coulée, parce qu’il faut avoir une alternance de gel-dégel. Idéalement, on parle de 5 °C le jour et –5 °C la nuit. Plus on aura de journées avec ces conditions-là, plus on pourra récolter d’eau d’érable et faire la production. »

Des chiffres pour les Laurentides

Le Syndicat des producteurs acéricoles compile ses données des Laurentides avec celles de l’Outaouais. En 2025, on y comptait 234 entreprises acéricoles, dont 35% en production biologique. Ça représente 2 millions d’entailles dont 59% se trouvent en forêt publique et 41% en forêt privée. La production annuelle de ces deux régions s’élève à 97 millions de livres de sirop d’érable pour une valeur de 32M$. Parmi les 12 MRC que comptent ces deux régions, c’est celle d’Antoine-Labelle avec ses 66 entreprises acéricoles et ses 747 382 entailles qui trône au sommet.

 

 

 

Réserves

Questionné à savoir si les réserves de l’an dernier sont suffisantes pour pallier le manque, M. Vaudeville se veut rassurant.

« Il reste 35 millions de livres à la réserve stratégique. Donc il n’y a pas d’enjeux d’inventaires disponibles. On verra à la fin du printemps combien de sirop on a produit. Nous, on n’envisage pas les enjeux d’approvisionnement pour l’année 2026. Les réserves sont suffisantes pour suppléer à une éventuelle petite récolte. »

Ce dernier lance un message encourageant aux gens de l’industrie : « Si les producteurs ont le numéro de téléphone de Dame nature, peut-être lui placer un appel! », lance-t-il à la blague.

« Que les producteurs fassent le maximum de sirop qu’ils peuvent. En fin de saison, on prend parfois la décision d’arrêter lorsque les conditions deviennent plus compliquées pour la production, mais nous on va prendre chaque goutte de sirop d’érable, même lorsque c’est un sirop de catégorie industrielle, de fin de saison. Il vaut moins cher sur le marché, mais il y a aussi une forte demande aussi pour ce type de sirop. »

Il conclut avec optimisme. « Mon message aux producteurs c’est : ne lâchez pas! Gardez espoir. Les bonnes conditions sont de retour depuis quelques jours. Nous, on va prendre chaque goutte que les érables peuvent nous donner! »

 

« Les réserves sont suffisantes pour suppléer à une éventuelle petite récolte. »

– Joël Vaudeville

 

 

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