Je suis fier du concept et il y a une belle logique dans l’ordre et le choix des pièces. Le bar a eu la vie dure pendant la pandémie et j’avais envie de redorer son blouson. Aussi, je crois qu’il est important de nommer le désespoir pour retrouver l’espoir et pour y arriver, pourquoi ne pas parler d’amour! Je traite aussi d’amitié, de compromis dans la vie familiale, la société de performance, de relation entre les humains, etc. C’est drôle parce que pour certaines pièces, selon ce qui se passe dans l’actualité, je réalise un autre sens bien après l’écriture.
J’ai eu la chance de faire la préproduction à l’île d’Orléans avec Simon Kearney, ami et réalisateur de l’album, pendant deux hivers et j’ai même eu accès à la maison de Félix Leclerc!
C’est Fleuve. Je trouve que c’est une belle ouverture pour la suite, elle traite de mon rapport au territoire et elle apporte la notion du futur et de voyages.
Mon équipe est avertie, quand je suis en tournée, je prends du temps de qualité avec ma famille et mes amis au passage. Je me considère chanceux à 27 ans d’avoir ce temps et faire ce que j’aime. Ça fait plus de 10 ans que je fais de la musique et sept ans que je suis avec mon band.
J’aime beaucoup faire des ateliers avec les jeunes et de non seulement parler de mon métier, mais aussi discuter de la notion d’espoir. Les jeunes ont beaucoup de questionnements et je me sens en position d’éclaireur et je ressens une grande responsabilité. Je prends ces ateliers très au sérieux. Je veux les allumer sur notre histoire, sur le vivre ensemble, sur l’importance de l’indépendance financière, sur l’inclusivité et sur l’importance de croire en ses rêves.
C’est un couteau à deux tranchants. Je continue d’assumer mes propos et je trouve important comme artiste de dénoncer les injustices. C’est dommage que je sois souvent cité de façon hors contexte et on tire des extraits de mes opinions en prenant les angles morts. Je n’ai pas fini de mettre les pendules à l’heure, je suis ancré dans mes positions.