Sainte-Agathe : Running Night Club : créer du lien à travers la course

  • Publié le 25 août 2025 (Mis à jour le 19 sept. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Les participants du Running Night Club à Sainte-Agathe.
Photo gracieuseté
Les participants du Running Night Club à Sainte-Agathe. Photo gracieuseté

Une nouvelle activité sportive et sociale est arrivée à Sainte-Agathe-des-Monts : chaque mercredi soir à 19 h, un départ est donné au Mont Délice pour une course de 5 km ouverte à tous. L’initiative est portée par le Running Night Club, un mouvement en pleine expansion dans les Laurentides.

Derrière ce projet se trouve Marie-Pierre Bellefeuille, fondatrice des Running Night Clubs. Elle explique que la démarche est née d’une expérience personnelle : « À la base de tout ça, c’est que moi, j’ai commencé à courir il y a quelques années, dans un moment où ça n’allait pas bien. Puis c’est comme si, en quelque sorte, la course, le sport, m’a vraiment sauvée. Mentalement, ça m’a énormément aidée. »

Rapidement, la fondatrice a voulu partager ces bienfaits avec d’autres, en créant un espace accessible, inclusif et communautaire : « La course, c’était comme une thérapie gratuite. Donc je me suis dit, pourquoi pas partager ça pour en faire une communauté aussi. L’aspect de communauté, je trouve que c’est tellement important. »

Une expansion rapide dans plusieurs municipalités

Parti d’une initiative personnelle à Saint-Colomban à l’automne, le mouvement s’est étendu rapidement. « Ça a commencé au mois de mai. Il y a des propriétaires de différents cafés qui m’ont contacté pour créer des groupes de courses dans différentes villes. Finalement, en même pas deux mois, on est à environ 14 communautés qui se sont jointes au Running Night Club. Puis ça n’arrête pas de grandir », souligne-t-elle.

Les groupes Running Night Club sont désormais présents à Sainte-Agathe, Sainte-Adèle, Saint-Sauveur, Prévost, Blainville, Saint-Jérôme, Mascouche, Saint-Colomban, Mirabel, Joliette, Saint-Eustache, et bientôt à Montréal. Chaque communauté s’organise avec ses « leaders » locaux, souvent en partenariat avec des entreprises (cafés, crèmeries, etc.) qui accueillent les coureurs après l’effort.

La formule demeure la même : une course gratuite de 5 km, en soirée, rythmée à une vitesse accessible. Plus que seulement une course, l’événement mise sur la convivialité. « On ne se prend pas au sérieux, c’est vraiment un endroit social inclusif. On veut que les gens viennent, puis reviennent. On ne veut pas que les gens soient nécessairement des coureurs professionnels. Le but avec ça, c’est de pouvoir intégrer tout le monde », explique la fondatrice.

Cette dimension sociale est confirmée par Melissa Quenneville, impliquée dans l’organisation à Sainte-Agathe : « Moi, ça me motive de rassembler les gens, de se retrouver à un point de départ et de faire une course sociale, parce qu’on crée des liens, on jase en même temps de bouger. »

Le parcours agathois

À Sainte-Agathe-des-Monts, les départs ont lieu du Mont Délice. Le parcours longe la plage, offrant une vue sur le lac, avant de revenir au point de départ.

L’accessibilité est aussi au cœur du projet comme le décrit Mme Quenneville: « Mon mari est en chaise roulante, alors les parcours sont choisis pour que ça soit  accessible pour lui aussi. Il nous suit, mais il suit aussi avec les gens qui ont un rythme un peu moins rapide. »

Photo gracieuseté

Après l’effort, les participants se retrouvent au Mont Délice, exceptionnellement ouvert en soirée pour l’occasion. « Après la course, on revient au Mont Délice et on prend une boisson de récupération ou un jus. Ensuite, on jase, on fait du social. On finit quelquefois avec une partie d’échecs », ajoute Melissa Quenneville.

Des événements spéciaux

Le Running Night Club organise aussi des « pop-up » et collabore avec des fondations. Au mois de décembre, un défi de 10 km par jour pendant 31 jours sera mené au profit de Moisson Laurentides. Les participants seront invités à participer et à apporter des denrées ou à faire des dons. « Des fois, surtout quand l’hiver approche, c’est difficile. Ce défi de 31 jours, c’est ça qui m’a sauvé la vie il y a quelques années », confie la fondatrice. L’objectif est double : soutenir une cause tout en rappelant les bienfaits de la course sur la santé physique et mentale.

Photo gracieuseté

Alors que le mouvement ne cesse de croître, l’avenir s’annonce prometteur. « C’est sûr que si je peux amener ça à plus de villes, d’endroits, de villages possibles. C’est mon but parce que je pense que tout le monde peut en profiter », explique Marie-Pierre Bellefeuille.

L’essentiel, selon elle, est que les participants repartent avec un sentiment de bien-être : « Je veux que les gens partent et se disent “Oh my God, ça fait du bien. J’ai tellement bien fait d’y aller.” »

À Sainte-Agathe, l’initiative attire déjà une dizaine de coureurs chaque semaine, un chiffre appelé à croître avec le bouche-à-oreille et la visibilité.

Articles les plus consultés

Le grimpeur Gabriel Charette au Festiglace. Photo  Photo Arianne Deslauriers
Sports

Entre roche et glace: un Agathois au Festiglace 

Le Festiglace réunit l’élite des grimpeurs internationaux. L'agathois Gabriel Charette y participait pour la première fois en tant que pro. 
Le golfeur Zack Bourgeois de l'Équipe Relève Aléo.
Sports

Un Agathois sélectionné pour la relève sportive

Jeune agathois de 15 ans, le golfeur Zack Bourgeois figure parmi les meilleurs étudiants athlètes identifiés « Relève ».
Sur la photo, le joueur de l'équipe agathoise Olivier Tourchot. Photo gracieuseté Francis Millaire
Sports

Le HC senior Mikes de Sainte-Agathe amorce sa demi-finale vendredi

L'équipe locale jouera sa prochaine partie à Sainte-Agathe le 13 mars.