De l’aide pour ne pas perdre espoir

  • Publié le 5 mai 2026 (Mis à jour le 5 mai 2026)
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Depuis 1993, le Centre prévention suicide Faubourg vient en aide à la population des Laurentides qui ressent une détresse. On y retrouve du soutien de l’écoute et de l’accompagnement et souvent, l’espoir peut renaître.

En 2025-2026 le Faubourg a reçu 6547 appels. « Le Centre Faubourg a pour mission de prévenir le suicide et ses répercussions. Comme on ne les prévient pas tous, on a aussi les répercussions qui viennent après un décès par suicide et qui peuvent fragiliser les gens qui le vivent », explique Amélie Giroux, coordonnatrice au Centre prévention suicide Faubourg.

L’organisme communautaire offre en effet un large éventail de services pour tous âges. Parce que oui, on note justement une augmentation des appels d’adolescents et d’enfants en détresse (ou de leur famille qui s’inquiète pour eux). Les intervenants du Centre agissent via une ligne d’écoute, mais se déplacent aussi à certains endroits dans la grande région des Laurentides. Une rencontre virtuelle est également possible. Des suivis sont offerts par l’organisme pour s’assurer de bien encadrer la personne dans le besoin ou ses proches. Faubourg soutient aussi le milieu de la personne décédée par suicide. On peut parler ici d’une école ou d’une équipe sportive qui entourait la personne en question.

Détresse multifactorielle

Rappelons-le, le service téléphonique est ouvert 24 heures, 7 jours sur 7. « C’est un service de ligne d’intervention de crise. Les gens qui nous appellent vivent une crise, pas toujours suicidaire, par contre, mais ils sont dans une période de détresse importante. Ce n’est pas une ligne d’écoute, mais d’intervention. »

Dans la conversation de l’intervenant et la personne au bout du fil, Faubourg va tenter de cibler d’où provient la détresse, d’ensuite intervenir ou de référer la personne au bon endroit. « Les idées suicidaires ne sont pratiquement jamais liées à une seule situation. La détresse est souvent multifactorielle. Notre travail, c’est d’aider la personne à prendre un pas de recul sur la situation et ses idées suicidaires. De retrouver pourquoi ça vaut la peine de continuer malgré la situation. Quand on aide les gens à prendre ce pas de recul sur leur détresse, ça leur permet de trouver leur propre ressource pour traverser la tempête », ajoute-t-elle.

Elle précise aussi que le suicide n’est pas toujours lié à un trouble de santé mentale. « Cette distinction pour moi est importante. Oui, ça veut dire que tu vis un déséquilibre important, une détresse importante et ça peut jouer sur ton état mental, mais les gens qui s’enlèvent la vie n’ont pas nécessairement un diagnostic où un trouble de santé mentale. Un ne va pas avec l’autre. Pour des gens, c’est très circonstanciel. Ils auront des perceptions altérées par la souffrance et auront l’impression que c’est la seule option. »

 

Le bonheur fictif?

Mme Giroux ajoute un fait délicat, mais qui explique qu’une personne en détresse doit se doter d’outils.

« Ce n’est pas vrai qu’on est tous égaux devant la détresse. […] Socialement, on prône beaucoup le bonheur et sa recherche. En même temps, c’est illusoire de penser que le bonheur est présent à 100%. Pour avoir des moments de bonheur, il faut aussi des moments de détresse. De vouloir toujours fuir les moments difficiles, ça fait en sorte qu’on développe de moins en moins d’outils pour y faire face. »

Celle-ci note que l’avènement des réseaux sociaux a amplifié cette recherche constante de bonheur et de beauté absolue. Pour elle, la vie est parsemée de bons et aussi de moins bons moments peu populaires sur les plateformes, mais ils existent tout de même.

Pour obtenir de l’aide au Faubourg, téléphonez au (450) 569-0101. Les appels sont confidentiels.

 « Notre travail, c’est d’aider la personne à prendre un pas de recul sur la situation et ses idées suicidaires. »

– Amélie Giroux

 

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