L’avenir de la murale Art-Histoire de la Polyvalente des Monts met en lumière son passé

  • Publié le 23 sept. 2022 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

Il y a 23 ans, tout est parti de deux élèves qui, dans le cadre d’un cours d’Histoire du Québec et du Canada enseigné par André Maisonneuve, manifestent leur intention de faire des représentations historiques pour décorer la classe. L’enseignant d’histoire parle de l’idée à son collègue d’arts Daniel Charest qui se montre très réceptif : « Dès que j’ai mentionné le mot « murale », ses yeux sont devenus tout ronds », se rappelle André Maisonneuve.

L’enthousiasme est tel que le petit projet qui devait se limiter à une classe se transforme en un projet plus vaste qui occuperait un espace central de l’école. Rapidement, un comité Art-Histoire est formé. Au départ, il a été établi que la trame de fond du projet serait l’histoire locale. « Au fur et à mesure, nous avons ajouté des éléments de l’histoire nationale et internationale pour contextualiser », précise André Maisonneuve.

Le passé est toujours présent

André Maisonneuve mentionne que l’idée derrière le projet de murale était de démontrer que l’histoire nous permet de mieux comprendre qui nous sommes. « Le passé influence notre présent, mais aussi notre identité culturelle collective », précise l’enseignant d’histoire retraité, mais toujours passionné.

Après la période de recherche qui s’est échelonnée sur toute une année, 117 élèves ont participé à la phase de production et de mise en place pendant les deux années qui ont suivi. « C’est important de rappeler que ce projet est le fruit d’un travail concerté de plusieurs acteurs du milieu scolaire et communautaire », insiste André Maisonneuve.

Plus de 200 événements histoires ont été illustrés dans la murale ( Photo- Polyvalente des Monts/archives)

Plus grand que nature

Le projet a d’ailleurs monopolisé l’implication de plusieurs autres membres de l’école comme les enseignants, le personnel de soutien, mais aussi des membres de la communauté incluant plusieurs artistes locaux, dont René Deroin, Kinya Ishikawa et Bonnie Baxter. Des parents d’élèves ont mis à contribution leur talent de menuisiers et des entreprises locales, la municipalité de Sainte-Agathe, la Commission scolaire des Laurentides et le ministère de la Culture ont participé à son financement. Plusieurs organismes communautaires ont aussi offert un support significatif au projet.

Inaugurée le 17 décembre 1998 devant 300 personnes, la murale a depuis remporté 2 prix importants soulignant son excellence. Afin de tisser un lien entre le passé et le présent, des capsules temporelles contenant les rêves des élèves de l’époque avaient été dissimulées derrière le panneau dans le but d’être dévoilées 25 ans plus part.

Avenir incertain

Malgré l’enjeu sécuritaire sous-jacent, le souhait de la direction, des enseignants ainsi que du Centre de services scolaire des Laurentides est de trouver une façon d’assurer la sécurité des élèves tout en gardant la murale à son emplacement actuel jusqu’en date du 17 décembre 2024. Après quoi, celle-ci serait alors démantelée pour être réaménagée dans un endroit sécuritaire si aucune autre solution n’est trouvée d’ici là pour assurer la sécurité des élèves.

« En 1999, nous nous sommes assis avec la commission scolaire pour trouver des solutions aux enjeux sécuritaires […] Nous sommes toujours prêts à le faire.»-Daniel Charest, ex-enseignant à la Polyvalente des Monts

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