La Ferme Geneviève et Bruno Bessette: tout le travail derrière un verre de lait… bio

  • Publié le 26 mai 2026 (Mis à jour le 26 mai 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo: Médialo - Patrice Francoeur
Photo: Médialo – Patrice Francoeur

Geneviève et Bruno Bessette font partie de la 6e génération à œuvrer sur les terres agricoles de leurs ancêtres situées à La Conception. Tout a commencé en 1913, et ça ne s’est jamais arrêté.

Ici on élève des vaches de race Jersey et on produit du lait bio. Le troupeau compte 45 individus.

L’entièreté de leur production est gérée par la fédération des producteurs de lait du Québec. Un camion-citerne passe à chaque deux jours pour venir chercher le lait. Ce dernier sera transformé en yaourt et en fromage, de la feta notamment.

Du bio ou rien

Bruno explique que la terre qu’il a acquise de son père était déjà certifiée bio, c’est ce dernier qui avait assuré la transition. Mais quelles sont les contraintes de la production de lait bio? Elles sont essentiellement d’ordre médical et alimentaire, selon Bruno.

« Si une vache tombe malade, on va essayer d’autres méthodes plus naturelles avant de donner des antibiotiques. Parce que si on a le droit de donner un antibiotique, c’est juste qu’après qu’on lui ait donné, il y a tout le temps un temps de retrait de lait. Lorsqu’on donne un antibiotique, même si t’es pas bio, pendant sept jours, son lait n’est pas bon parce qu’il y contient des résidus. Alors que dans le biologique, le retrait de lait, il faut le mettre à 30 jours », explique le fermier.

On est à la mi-mai, les vaches sont toujours à l’intérieur, mais elles s’apprêtent à migrer à l’extérieur sous peu, et elles y resteront jusqu’au début du mois d’octobre. « Elles sont folles de joie quand vient le moment de sortir », souligne Geneviève.

Travailler sans relâche

Avec deux traites de lait quotidiennement, le travail d’un producteur laitier, c’est 7 jours sur 7, 365 jours par année et les vacances sont rarissimes. « C’est surtout que ce sont de longues journées, une traite tôt le matin et une autre en fin d’après-midi », explique Bruno.

À chaque traite, chacune des vaches est libérée de 20 à 25 litres de lait.

Conciliation travail- famille

Geneviève et Bruno ont quatre enfants. « Trois sont déjà à l’école, la dernière commencera la prématernelle cet automne. Ils ont tous passé leur jeunesse avec nous autres ici, mais ils ne sont pas vraiment allé à la garderie. Le fait de les élever dans notre mode de vie, ça fait des enfants qui sont extrêmement débrouillards, ils sont responsables et autonomes, on voit la différence », raconte Geneviève.

« Ils vont prendre la relève. Ils en parlent déjà. Ils commencent à peine le secondaire, puis ils parlent déjà de reprendre la ferme », s’étonne Bruno.

Le vrai goût du lait

Évidemment, nos deux fermiers et leurs quatre enfants prennent soin de se garder du lait fraichement trait pour leur consommation personnelle. Ce lait cru, non pasteurisé et non homogénéisé leur sert, entre autres, à produire du fromage ou du yaourt. Mais c’est surtout pour le boire qu’ils s’en gardent toujours une réserve. À plus de 5% de matières grasses, c’est un vrai délice de leur propre aveu. « Lorsque mes enfants se font offrir un verre de lait du commerce, ils grimacent et disent que ça goûte l’eau », raconte Geneviève. Et Bruno de renchérir : « À l’école, on nous offrait un berlingot de lait… je ne le prenais même pas. »

 


Jersiaise ou Jersey?

La Jersiaise est une race bovine anglo-normande. Son nom anglais et international est Jersey cattle. Elle est inscrite au catalogue des races françaises sous le nom de Jersiaise. Elle appartient au rameau celtique. Elle vient des îles de la Manche où elle est élevée en presque autarcie depuis plus de mille ans et en totale autarcie depuis que l’importation a été interdite en 1789 pour préserver la pureté de la race.

Elle porte une robe fauve plus ou moins foncé, généralement unie ou pie. La tête est toujours plus foncée avec des muqueuses sombres. Le tour du mufle est blanc. Les cornes, en croissant serré, sont dirigées vers l’avant et le bas. C’est une vache de petit format : de 125 à 132 cm au garrot pour 300 kg en moyenne.

Source : Wikipédia

Articles les plus consultés

Steven Guilbeault, député fédéral de Laurier-Sainte-Marie est entouré de Patricia Lacasse, mairesse de Val-des-Lacs et de trois conseillères. Photo gracieuseté 
Actualités
Communauté

Une force citoyenne remarquable à Val-des-Lacs 

Plus de 110 personnes se sont réunies autour de Steven Guilbeault, député fédéral de Laurier-Sainte-Marie, au Centre communautaire de Val-des-Lacs.
Photo Unsplash
Actualités

Infos travaux Sainte-Agathe-des-Monts

Sur la route 117 à Sainte-Agathe, les travaux de parachèvement du projet de reconstruction du pont vont impliquer des fermetures d'accès.
La première pelletée de terre du futur gymnase de Saint-Donat s’est tenue en présence de la députée de Bertrand, France-Élaine Duranceau au nom de la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, Kariane Bourassa, du maire de Saint-Donat, Joé Deslauriers, du directeur général du CSSL, Sébastien Tardif, du directeur de l’école Sacré-Cœur, Louis Dave Bergeron, ainsi que de membres de la communauté municipale et scolaire et de partenaires du projet. Photo gracieuseté 
Actualités

Début des travaux du nouveau gymnase à Saint-Donat

La construction du gymnase de Saint-Donat se concrétise et tous les citoyens auront la possibilité d'en profiter.