Info ou désinfo? Comment les reconnaître 

Olivier Richard, journaliste pour le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI). Photo gracieuseté 
Olivier Richard, journaliste pour le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI). Photo gracieuseté 

Des fausses nouvelles aux conseils trompeurs en passant par les photos truquées et les fraudes financières, les nombreuses formes de désinformation occultent les informations véridiques et peuvent avoir de graves conséquences.  

Le 21 mars à 13h à la bibliothèque de Val-David, Richard Olivier, journaliste pour le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI) animera une conférence sur le thème Info ou désinfo – Lutter contre la désinformation. 

« Cet atelier invite les participants à mieux comprendre comment circule la désinformation, et à développer leur esprit critique face aux contenus qu’ils consultent en ligne », mentionne Richard Olivier. « Il vise à redonner confiance aux citoyens dans leur capacité à s’informer de manière éclairée et à naviguer en toute sécurité dans l’univers numérique d’aujourd’hui ». 

Des astuces efficaces pour décrypter l’information 

Richard Olivier précise que le quart de la population se dit inquiète au sujet de la désinformation. Il y a donc un besoin important pour les gens de connaître des astuces pour bien identifier ce qu’ils trouvent sur leur fil ou leurs réseaux sociaux. « On ne peut plus vraiment se fier à ce qui circule, alors pendant l’atelier, on va présenter des exemples de toutes sortes, puis demander aux gens de dire en cinq secondes si l’information est fiable ou si elle est suspecte. » Le conférencier expliquera d’abord comment trouver la source de l’information. « Ce n’est pas tout le monde qui connaît les adresses Google par exemple et on n’est pas porté naturellement à regarder ce qui se cache derrière ce type d’adresse. » Après cette analyse, il faut vérifier le contenu. « On va demander aux gens d’aller vérifier et de confronter la source qui donne certaines informations en cherchant sur Internet si d’autres médias ou d’autres sites en parlent. »  

Le journaliste donne l’exemple de nombreux influenceurs qui font circuler beaucoup d’informations depuis très longtemps sur les méfaits des crèmes solaires. « Qui dit ça? Sur quoi se basent-ils? On essaie de décortiquer tout ce qui se cache derrière cette fausse information et les dangers qui peuvent en découler pour les gens qui y croient. En effectuant une recherche sur un site fiable, comme celui de l’Ordre des chimistes du Québec, on peut constater que ce que ces influenceurs laissent croire n’est pas réel. »  

L’animateur de l’atelier montre ensuite lui-même l’exercice afin de donner les trucs en 30 secondes à l’assemblée pour trouver la source, explorer le contenu, et chercher ailleurs l’information qui pourrait être douteuse. 

Intelligence artificielle : des statistiques alarmantes 

L’intelligence artificielle (IA) est aussi évidemment évoquée. « On parler des dangers que ça apporte, notamment des menaces à la sécurité de notre démocratie et on donne plusieurs moyens pour essayer de détecter ce qu’elle peut provoquer dans notre société. » 

Généralement en tête de liste quand on effectue une recherche sur Google, l’IA demeure une source peu fiable. « Pendant l’atelier, on donne des statistiques de journalistes qui ont fait des expériences sur ce sujet-là et qui se sont rendu compte que l’intelligence artificielle de ChatGPT fournit, dans 30 % des cas, de la fausse information. » 

Atelier organisé par le Centre québécois d’éducation aux médias et à l’information (CQÉMI). Photo gracieuseté

Rester sur la réserve 

Et qu’en est-il des visuels? « Malheureusement, on peut faire n’importe quoi avec l’IA. Encore une fois, il faut chercher qui a publié la photo, d’où elle vient et dans quel but elle a été postée. On peut encore voir des défauts sur les photos, comme une main disproportionnée, mais l’évolution de l’IA est tellement rapide que ces défauts-là vont sûrement disparaître. » 

La question des fraudes financières sera également traitée lors de la conférence. M. Olivier signale que les fraudeurs sont très bien outillés et qu’ils sont habiles pour que n’importe qui se fasse prendre, surtout quand ils utilisent le visage d’une personnalité que la victime potentielle apprécie. C’est ce qu’on appelle l’effet de halo, qui rend les gens plus vulnérables à donner de l’argent notamment. Les conséquences peuvent être dévastatrices. Ainsi, pour réduire les risques, il faut donc prendre du recul et toujours vérifier les sources.  

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