Droits des femmes au Québec : elles ont changé l’histoire

  • Publié le 8 mars 2026 (Mis à jour le 9 mars 2026)
  • Lecture : 2 minutes
Thérèse Casgrain. Photo gracieuseté
Thérèse Casgrain. Photo gracieuseté

Au Québec, les droits des femmes ont évolué au fil des luttes politiques et sociales menées tout au long du XXesiècle. Du droit de vote à l’égalité devant la loi, ces avancées doivent beaucoup à des femmes engagées comme Thérèse Casgrain, Marie-Lacoste Gérin-Lajoie, Claire Kirkland-Casgrain ou encore Simonne Monet-Chartrand.

 

Thérèse Casgrain 

Au Québec, les femmes ont dû patienter jusqu’au 18avril 1940 pour obtenir le droit de vote et d’éligibilité aux élections provinciales. À la tête du combat pour la reconnaissance du suffrage féminin, une femme s’est imposée : Thérèse Casgrain. Elle participé, entre autres, à la fondation du Comité provincial pour le suffrage féminin en 1921. En 1938, elle réussi à faire inscrire le suffrage féminin au programme électoral du Parti libéral du Québec dont elle sera la première femme cheffe

Marie Lacoste Gérin-Lajoie. Photo gracieuseté
Marie Lacoste Gérin-Lajoie. Photo gracieuseté

Marie Lacoste Gérin-Lajoie  

Parmi les femmes qui ont marqué les luttes féministes québécoises, la figure de Marie Lacoste Gérin-Lajoie fait office de référence. Et pour cause, pionnière du mouvement féministe au Québec et fondatrice de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste s’est battue pour améliorer le statut de la femme dans la province. Elle s’est aussi démarquée au début du XXesiècle par un combat singulier : s’assurer que toutes les femmes du Québec comprennent leurs droits et leurs devoirs. Pour y parvenir, elle a donné de nombreuses conférences et écrit, parmi d’autres ouvrages, le Traité de droit usuel ou elle dénonce les discriminations contenues dans le Code civil.  

Marie-Claire Kirkland-Casgrain. Photo gracieuseté
Marie-Claire Kirkland-Casgrain. Photo gracieuseté

Marie-Claire Kirkland-Casgrain  

Marie-Claire Kirkland-Casgrain est un modèle pour les Québécoises qui souhaitent, aujourd’hui encore, se lancer en politique. En effet, première femme élue députée à l’Assemblée législative (mais aussi première femme membre du Conseil des ministres, première femme juge à la Cour provinciale et première femme à obtenir des funérailles nationales au Québec), elle a porté, entre autres, une réforme qui a changé la vie des femmes mariées : le «bill 16». Cette loi sur la capacité juridique de la femme mariée, présentée en 1964 a permis aux Québécoises d’exercer des actes juridiques sans nécessiter le consentement de leur mari. Ce texte a aussi aboli le devoir d’obéissance de l’épouse envers son mari, une étape importante vers l’égalité des époux.  

Simonne Monet-Chartrand. Photo gracieuseté
Simonne Monet-Chartrand. Photo gracieuseté

Simonne Monet-Chartrand  

Simonne Monet-Chartrand, militante politique et syndicaliste a aussi marqué le combat féministe québécois. Féministe et conférencière reconnue, elle s’est impliquée dans de nombreuses causes, notamment en faveur des droits des travailleuses et travailleurs de la province, des syndicats, des enfants, des femmes, mais de la paix dans le monde. À travers ses actions et ses prises de parole, elle a contribué à rendre plus visible, épaulé par son mari Michel Chartrand, des revendications principalement liées aux questions d’égalité des sexes. 

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