Deux globetrotteurs découvrent le monde à vélo

  • Publié le 3 févr. 2023 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

Entre deux aventures, nos voyageurs ont loué une maison à Val-David afin de profiter du réseau de ski de nordique unique à la région. « Nous devons revenir au Québec à cause de la RAMQ. On fait beaucoup de ski nordique. C’est naturel pour nous que notre port d’attache soit dans les Laurentides », mentionne Normand Pion qui planifie déjà la prochaine aventure cycliste du couple.

Le vélo avant les voyages

Cycliste avant de devenir voyageur, Normand Pion eu le coup de foudre pour les voyages cyclistes en autonomie lors d’un périple en France en 1996. « Quand j’ai rencontré Hélène, elle faisait aussi du vélo et assez rapidement, l’idée de partir ensemble s’est présentée », raconte l’aventurier sur roues.

De multiples rencontres pour nos voyageurs. (Photo-gracieuseté Normand Pion)

En partie guidés par la planification, en partie propulsés par l’instinct, les voyageurs peuvent parfois décider de leur destination deux semaines seulement avant leur départ. « On part assez souvent avec une destination en tête, mais on peut changer de plan en cours de route », explique Normand Pion. À titre d’exemple, pendant la pandémie alors qu’ils ne pouvaient quitter le pays, ils ont choisi de visiter le Québec. Ils estiment avoir parcouru plus de 9000 km seulement dans la belle province.

Une journée type

Comme ces voyageurs partagent un vélo tandem sur lequel ils transportent tout le matériel pour être autonomes, ils ont beaucoup de flexibilité dans leurs déplacements. En fonction des conditions atmosphériques et de la topographie, chaque jour, ils roulent en moyenne de 4 à 6 heures. Ils peuvent ainsi parcourir entre 40 et 125 km quotidiennement. « On arrête souvent en chemin pour visiter. On part le matin, on ne sait pas où on va dormir le soir. On improvise souvent pour avoir la liberté de choisir en cours de route. C’est l’aventure », raconte Hélène Giguère.

Belles découvertes

Malgré quelques mésaventures, les tandémistes s’entendent pour dire que la question de sécurité est souvent sujette à interprétation. Leur expérience les porte à croire que les gens rencontrés sur leur route ont surtout voulu leur venir en aide ou satisfaire leur curiosité. « On a appris dans nos voyages que les gens de partout dans le monde ont tendance à craindre leurs voisins », énonce Normand Pion qui ajoute qu’une fois dans le pays en question, très peu de dangers les guettent réellement.

Normand Pion et Hélène Giguère ont parcouru 9000 km à vélo au Québec, Ici en Jamésie dans le Nord du Québec. (Photo-gracieuseté Normand Pion)

Contact humain

Parmi les nombreux pays visités, ils ont particulièrement été marqués par les paysages du Brésil et du Guatemala, par la générosité des gens du Mexique où ils ont notamment visité de nombreux villages autochtones. Ils ont été aussi très touchés par la solidarité démontrée par la communauté cycliste de France, mais aussi par le dévouement des Américains. « Près du lac Supérieur, on a eu 5 crevaisons de suite. Un cycliste américain a voulu nous aider en transportant notre vélo dans son pickup pour l’amener dans une boutique de vélo près de chez lui. Entre-temps, il nous a offert à souper et nous amené chez lui, il nous a vraiment trimballés partout, tout ça avec un grand sourire. Des histoires comme ça on a en vécu des centaines », se souvient Hélène Giguère.

« On a appris à nous faire confiance, à faire confiance aux gens. Quand il y a un problème, il y a toujours des solutions, il faut avoir confiance en la vie.»
-Les globetrotteurs

La conférence sera disponible sur le site de Vélos Québec le 13 février prochain à 19h. Elle sera aussi disponible en différé.

Pour vous inscrire, suivez le lien

 

Articles les plus consultés

Photo Médialo - Isabelle Houle
Actualités
Politique

Alexandre Girard-Duchaine du PQ est élu dans Bertrand

« Je suis content, je remercie les électeurs pour leur confiance. »
Photo-Médialo-Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Actualités

La démolition de la Sapinière va s’amorcer

Il manquait 50 signatures au registre pour contester le règlement d’emprunt 794 pour la démolition des bâtiments de l’ancien domaine de la Sapinière.
Photo Élections Québec
Actualités
Politique

Jour de vote: c’est le temps de choisir

C'est le temps de voter. Une ques­tion se pose à ce moment de la campagne : qui représentera la circons­cription de Bertrand à l’Assemblée nationale ?