Des « taxis volants» dans le ciel des Laurentides

  • Publié le 28 oct. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

L’entreprise montréalaise VPorts a un plan pour mettre sur pied un réseau d’infrastructures destinées à accueillir des « taxis volants » électriques partout dans le monde. Comme plusieurs autres villes du Québec, Mont-Tremblant aurait été ciblé pour la mise sur pied potentielle d’une station « vertiports ».
L’innovation mise en cause par ce projet provient de la technologie de ces aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) qui se distinguerait des hélicoptères par son coût d’opération et de maintenance avantageux tout en étant beaucoup plus écologique et moins bruyant.

De plus, l’appareil surpasserait les drones par sa puissance, son autonomie et ses performances accrues. L’engin volant aux allures futuristes peut atteindre des vitesses supérieures à 300 km/h et couvrir plus de 350 km. Ces caractéristiques permettraient notamment à l’entreprise d’envisager le transport de personnes d’ici 2045.

Un projet de longue haleine

Le président et fondateur de VPorts, le Dr Fethi Chebil, mentionne que le plan de développement vise dans sa phase expérimentale le transport de marchandises, le transport d’organes et d’équipement médical dans plusieurs régions du Québec d’ici 2030.

Mais le principal défi de cet ambitieux projet provient du fait que la réglementation pour ce type d’appareil n’existe pas encore. « 350 compagnies dans le monde travaillent là-dessus, la technologie est assez bien maitrisée en ce qui concerne l’appareil […] Mais il reste à voir comment ce sera implanté dans l’espace aérien actuel », affirme M. Chebil. À ce sujet, il est prévu que des vols d’essai seront réalisés en 2023 entre le Québec et les États-Unis.

Mont-Tremblant, une option

En plus des enjeux reliés à la réglementation et l’occupation des espaces aériens, des études socio-économiques, technologiques et environnementales sont nécessaires pour identifier déterminer les endroits où il sera le plus efficace d’implanter des infrastructures aéroportuaires.

C’est par ces études préliminaires que Mont-Tremblant a été identifié comme site potentiel. Toutefois, aucune approche n’a encore été faite auprès de la ville de Mont-Tremblant pour discuter l’implantation d’un tel projet. M. Chebil assure qu’aucun projet ne sera possible sans avoir mesuré l’impact sur l’environnement et validé l’acceptation sociale. « On ne va pas s’installer où on ne voudra pas de nous », assure le président.

Un savoir-faire à exporter

Selon M. Chebil, le projet ne remplacera pas le réseau routier, mais il aura un impact économique majeur qui va se développer en exportant l’expertise québécoise. « Au Québec, on est des leaders dans ce domaine, il faut continuer à développer le projet […] J’aimerais qu’un jour les gens de Mont-Tremblant puissent partir de Montréal et arriver chez eux sans se soucier de la circulation», projette le visionnaire.

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