Des sachets de repas lyophilisés made in Sainte-Agathe

Photo: gracieuseté
Photo: gracieuseté

Un aventurier s’est lancé dans une nouvelle aventure : une nouvelle génération de repas lyophilisés.

Mont X, qui a pignon sur rue à Mont-Tremblant est un incubateur et un accélérateur de startups (jeunes pousses) qui offre de l’accompagnement aux entreprises innovantes du Québec et d’ailleurs. Leurs services se spécialisent dans les domaines du sport, du plein air et du bien-être.

Selon Marie-Eve Presseau, directrice générale, la mission de Mont X est de faire de Mont-Tremblant et des Laurentides un territoire et un pôle d’innovation dans ces domaines spécifiques. « Nous désirons nous imposer comme un incontournable, et créer la Silicon Valley du sport, du plein air et du bien-être au Québec et au Canada », ajoute-t-elle.

Bien que Sylvain Karpinski, l’entrepreneur derrière les repas lyophilisés de la marque SLY ne soit pas incubé en tant que tel par Mont X, il est accompagné d’un incubateur régional géré par un de leurs partenaires, la Corporation de développement économique (CDE) de la MRC des Laurentides.

« Même s’il n’a jamais participé à une cohorte, SLY correspond très bien au type d’entreprise que nous accompagnons. C’est pourquoi nous invitons régulièrement Sylvain à nos activités et mettons souvent ses produits en valeur. En ce sens, SLY fait un peu partie de la “famille élargie” de Mont X », ajoute Marie-Eve Presseau.

Sylvain Karpinski en avait marre des repas fades. L’aventurier qui cumule une traversée des Amériques à vélo (18 000 km), des expéditions en packraft sur des rivières d’eau vive du Canada, ou encore deux saisons de course au large en solitaire sur l’Atlantique, n’a pas perdu de temps dès son retour sur terre. Il crée SLY, une gamme de repas lyophilisés 100% végétale qu’il désire délicieuse, durable, nutritive, compacte et simple à apprêter. Et le tout est préparé dans les cuisines de La Manufacture à Sainte-Agathe.

Lyophilisés… qu’est-ce que ça mange en hiver?

La lyophilisation (aussi appelée cryodessiccation) consiste à retirer l’eau des aliments, une méthode qui préserve plus de 95 % de la valeur nutritionnelle des aliments. C’est un procédé de séchage des aliments qui consiste à congeler un produit, puis à en éliminer l’eau par sublimation, c’est-à-dire en passant de l’état solide (glace) à l’état gazeux sous vide. Outre la préservation des valeurs nutritives, ce processus préserve également la structure des nutriments, tout en le rendant léger et stable pour une longue conservation. Il suffit d’ajouter de l’eau chaude pour leur redonner leur forme originale et profiter d’un repas savoureux et riche en énergie.

Sylvain Karpinski avait élaboré la plupart de ces recettes pour ses besoins personnels lors de différentes expéditions. « Ce que je trouvais sur le marché était vraiment moyen. De plus, les options végétaliennes étaient vraiment limitées. Je préparais donc moi-même mes repas. Je me suis vite rendu compte que ça valait le coup de mettre sur le marché ce que je cuisinais pour moi-même parce que c’était méga bon et que le marché était plutôt boring (ennuyant). »

L’aventurier-entrepreneur n’a pas seulement porté une attention particulière à la qualité des ingrédients, mais aussi à celles du packaging et du branding. « On sait qu’avant d’être bon, il faut que ça soit beau. Il fallait que ce soit mieux que ce qu’on retrouvait sur le marché. »

Au menu…

En expédition, les protéines jouent un rôle essentiel, le Guide alimentaire canadien en recommande un apport de 25 à 30 grammes par repas. Les repas en sachets de SLY en compte de 22 à 40 grammes selon le plat choisi. Et le choix est vaste, parmi la dizaine de propositions, notons un couscous royal, un Bourguignon aux patates, un Pad Thaï, un risotto, un chili…

Un bœuf bourguignon sans viande, ça peut paraître étonnant. « En fait, on utilise des protéines végétales au lieu de la viande. C’est mijoté pendant deux heures dans du vin rouge et des épices. Ce qui donne le goût à un bœuf bourguignon, c’est la sauce! »

« Ce sont de grosses portions et c’est de la bouffe de qualité resto, ça demeure plus abordable que bien d’autres options, il faut préciser que les sachets sont dédiés aux repas que l’on prend lors d’une activité en plein air, ils comptent de 720 à 1030 calories. Un repas surgelé qu’on retrouve en épicerie en compte 400 », précise M. Karpinski.

Ses produits sont vendus partout au Québec et au Canada, on les trouve principalement dans les boutiques de plein air. Le marché européen, quant à lui, représente déjà 25% de son chiffre d’affaires.

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