« Écrire, c’est réagir ! »-Bernard Anton

  • Publié le 7 nov. 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Davide Buscemi

Si les chats ont prétendument 7 vies, Bernard Anton en possède autant : tour à tour enseignant, hypnothérapeute, écrivain et artiste, une identité pareille à des poupées russes.
Bernard Anton mène une activité littéraire diversifiée (poésie, slam, théâtre, essai, etc.) qui s’étend internationalement sur plusieurs décennies jusqu’à son dernier opus intitulé La muse,  un recueil de nouvelles et autres récits disponibles partout au Québec.
Le dimanche 13 novembre, à 16h, il présentera cet ouvrage au LézArts Loco à Val-David. Quelques questions pour lui :

Ce recueil renferme trois récits et cinq nouvelles. Deux genres et deux approches distinctes ?

Je compare mon contenu à une pâte de gâteau. Je la verse dans des contenants différents, alors ils prennent une forme différente. Ensuite, selon l’évolution de l’écriture, je lui alloue l’étiquette qui lui convient mais… je n’aime pas les étiquettes. L’essentiel, c’est la beauté et l’efficacité du produit final, au-delà des formes académiques bien définies.

De quelle manière avez-vous écrit De Bruxelles à Florence? En direct, comme le faisait Jack Kerouac ou en écrivant sur la base de vos souvenirs et annotations ?

J’ai écrit ce texte au fur et à mesure d’un long trajet en train. Ces personnages rencontrés, j’ai aimé m’enrichir de leurs expériences, de leur vision du monde. Ils étaient le point de départ, le noyau de vérité sur lequel je me suis basé pour broder après.

Le titre de la dernière nouvelle (La muse), qui est aussi le titre du recueil, est-il emblématique ?

Le titre La muse a été choisi à la dernière minute. Je l’ai choisi parce que des amis m’ont dit que c’est le plus beau texte. Et que dans chaque histoire, il y a une femme qui conseille et trouve une issue. D’ailleurs, le premier titre était Moments d’éclaircies car, à la fin, les protagonistes trouvent la solution à leurs problèmes.

Certaines de vos œuvres, de Beauté perforée à Lauriers pour l’Ukraine en passant par Montagnes de Cendres, semblent des balises tantôt personnelles tantôt collectives comme un équilibre de « moi » et de « nous ».

Le « nous » inspire le « moi ». Je suis à l’unisson avec mon environnement qui me nourrit. Écrire selon moi, c’est réagir ! L’écriture me permet d’aller plus loin dans ma réflexion. C’est un exutoire thérapeutique.

 

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