Le Mazda CX-5 arrive avec plus de technologie et d’espace pour 2026, sans toutefois impressionner mécaniquement.
En collaboration avec RPM
Par Samuel Tremblay-Michaud de RPM
Le Mazda CX-5 est le véhicule le plus vendu mondialement du constructeur japonais. C’est directement lié à la popularité du segment, et Mazda a su bien tirer son épingle du jeu depuis l’introduction du modèle en 2012 grâce à un produit bien ficelé et plus dynamique derrière le volant que la plupart de ses concurrents.
La catégorie est toutefois devenue plus compétitive que jamais en raison de joueurs importants, comme le Toyota RAV4, le Honda CR-V et le Hyundai Tucson. Et voilà que la troisième génération du CX-5 débarque en 2026 afin de mieux les affronter, selon Mazda. Après un premier contact de plusieurs centaines de kilomètres, j’ai pu constater que le Mazda CX-5 2026 corrige effectivement plusieurs éléments irritants de l’ancienne mouture, mais il n’est pas réellement novateur, du moins pour le moment.
Commençons par le nerf de la guerre et regardons la gamme de prix du Mazda CX-5 2026. Trois moutures seront offertes lors de l’arrivée du VUS prochainement, soit les GX, GS et GT.
Le CX-5 GX noir (la seule couleur sans frais du constructeur) ouvre le bal avec un prix de 38 595 $ incluant l’ensemble des frais, ce qui correspond à une augmentation de 2 705 $ comparativement au modèle sortant. Aucune option n’est disponible, mis à part les frais de peinture liés au Blanc rhodium (400 $), Gris mécanique (400 $) ou Rouge cristal (500 $).
La mouture GS arrive ensuite. Elle devrait d’ailleurs, selon Mazda, être la plus populaire du lot. Le Mazda CX-5 GS 2026 commence à 41 495 $. Il s’agit d’une hausse de 1 755 $ versus le CX-5 2025. Deux teintes supplémentaires sont aussi ajoutées au catalogue du GS, soit Gris aéro (300 $) et Gris polymétal (300 $). Une couleur d’intérieur Blanc pur (250 $) est offerte, option que je trouve intéressante pour un VUS compact de milieu de gamme.
Le CX-5 GT trône au sommet avec son prix de départ à 44 495 $. Il est possible d’opter pour un groupe supplémentaire nommé Premium (2 500 $), qui ajoute plus de luxe et de technologie. Il faut en revanche, et impérativement, choisir l’option du toit ouvrant panoramique (2 000 $) pour avoir accès à l’ensemble, ce qui pousse le prix d’un Mazda CX-5 GT pleinement équipé à 48 995 $. C’est d’ailleurs la version que je mettais à l’essai.
De mon point de vue, la gamme de prix est très raisonnable par rapport à la concurrence, surtout considérant l’équipement offert. Mazda a été conservatrice avec cette troisième génération, et cette stratégie s’avère payante sur le plan de la tarification.
Parlons justement de cette orthodoxie en scrutant l’apparence du Mazda CX-5 2026. Il ne fait aucun doute, et ce, dès le premier regard, que le CX-5 de troisième génération suit les traces de la deuxième. Les changements esthétiques du Mazda CX-5 2026 sont très légers : on a revu les phares à l’avant et la grille, les roues et les feux arrière. Bon, on a aussi retiré le logo Mazda du hayon afin d’écrire le nom de la compagnie en lettres détachées, mais il n’y a rien de très innovant ici.
Là où Mazda a travaillé, c’est dans les dimensions. Le CX-5 est plus long de 95 mm, plus large de 16 mm, plus haut de 16 mm et son empattement est plus long de 117 mm que sur le modèle sortant. Il a pris du coffre, et c’est bien exécuté, car visuellement, tout est ramassé et il n’a pas l’air d’avoir perdu son identité.
La qualité d’assemblage est solide, et la couleur Blanc rhodium de ma mouture d’essai était de bon goût, mais elle devra faire ses preuves en matière d’épaisseur et de qualité, le constructeur n’étant vraiment pas champion en la matière. Les roues de 19 pouces de la variante GT, de teinte noire, étaient trop foncées à mon humble avis pour renforcer l’apparence du véhicule. J’aurais aimé que Mazda propose au moins une alternative à ce chapitre.
Le Mazda CX-5 2026 possède un habitacle plus spacieux que précédemment, merci à son nouveau gabarit. Octroyant 5 mm d’espace supplémentaire pour les jambes à l’arrière et 17 mm à l’avant, le CX-5 2026 promet aussi une meilleure capacité de chargement, passant de 871 litres à 954 litres (+83) les dossiers relevés et de 1 680 à 1 882 (+202) une fois ceux-ci rabattus. Ce n’est peut-être pas aussi caverneux que dans le Kia Sportage (1 121 – 2 098) ou le Honda CR-V (1 028 – 2 030), mais c’est une nette amélioration versus l’ancienne génération.
Les sièges, retravaillés, offrent plus de maintien pour les cuisses. Je m’y suis senti bien cintré. La mouture GT que j’essayais était munie de l’option Premium, qui embellit l’éclairage à bord. Je dois avouer que, pour le prix demandé, le CX-5 est drôlement bien apparié. Rien ne craque, tout est solide, et les matières choisies sont de bonne facture.
Côté équipement, le CX-5 2026 est livré de série avec plusieurs commodités, comme un moniteur d’instrumentation numérique de 10,25 pouces, qui garnit l’ensemble des variantes. Dommage que Mazda n’ait pas poussé un peu plus loin en proposant un dispositif plus personnalisable, car j’ai trouvé le système très standard. L’affichage tête haute est également disponible, mais exclusivement aux moutures GS en montant.
Là où le CX-5 2026 fait changement, c’est du côté de l’écran d’infodivertissement. Eh oui, l’année 2026 marque la fin de la molette de sélection installée dans la console centrale que Mazda s’est entêtée à conserver toutes ces années. Le constructeur a abdiqué et intégré pour la première fois un dispositif uniquement tactile. Autre nouveauté, le système est propulsé par Google, une première pour le constructeur. Le tout est donc plus fluide et les commandes vocales sont prises en charge (efficace en anglais, clairement à peaufiner en français).
De 12,9 pouces de série, celui-ci peut être remplacé par un écran de plus grande taille (15,6 pouces) dans le GT Premium. Comme c’est celui que je pilotais, j’ai pu me familiariser avec l’énorme moniteur, mais Mazda m’a assuré que le plus petit livre les mêmes performances.
J’ai trouvé le tout plus au point. Je sais que plusieurs fanatiques de la marque adoraient la molette, car moins distrayante lors de la conduite, mais je peux vous affirmer qu’il est nettement plus facile et moins périlleux de naviguer dans le nouveau système.
Tout n’est cependant pas parfait. Le constructeur a oublié d’intégrer un bouton physique pour la gestion du volume et je ne comprends pas pourquoi la mouture GX n’a pas accès à un branchement sans fil d’Android Auto et CarPlay. Cette astuce est réservée aux variantes plus onéreuses, mais l’ensemble de la gamme aurait dû avoir le droit d’abandonner la connexion filaire, selon moi.
La mécanique du Mazda CX-5 2026 reste inchangée pour la nouvelle génération, et je me sens pris entre l’arbre et l’écorce.
Mû encore et toujours par un 4-cylindres de 2,5 litres produisant 187 chevaux et 186 lb-pi de couple, le CX-5 opte aussi pour une boîte automatique à 6 rapports afin d’acheminer la puissance aux quatre roues du véhicule. Au grand regret des amateurs de performance, Mazda a abandonné la variante turbo du CX-5 en 2026, et après quelques discussions que j’ai eues avec des responsables de l’entreprise, je vous informe qu’elle ne reviendra pas au catalogue. Le CX-5 2026 n’est donc pas audacieux mécaniquement, mais Mazda promet l’ajout d’un groupe motopropulseur hybride maison dès 2027 qui sera baptisé Skyactiv-Z.
J’ai bien hâte de voir cette nouvelle option électrifiée, car je crois que le CX-5 en bénéficiera pour mieux concurrencer ses rivaux. Le moulin actuel est durable, fiable et effectue un travail noble, ce qui est rassurant pour les acheteurs, mais ce choix prudent a un prix, et c’est à la pompe qu’il écope.
En effet, j’ai obtenu une moyenne de 9,1 L/100 km en conduite mixte entre l’autoroute et la campagne, ce que je trouve trop élevé, considérant la catégorie et le fait que mon essai s’est déroulé en Californie à une température parfaite.
En plus, la capacité de remorquage du nouveau modèle a été réduite de 500 livres. Elle se situe maintenant à 1 500 livres, et ce, bien que le CX-5 2026 soit assemblé sur une plateforme légèrement améliorée de l’ancienne mouture. Cette décision, qui, selon Mazda, est liée aux régulations et à la prudence du constructeur, désavantage le CX-5 face à d’autres concurrents, comme le Subaru Forester Wilderness, qui promet 3 500 livres.
Avec son empattement plus long, j’ai trouvé le nouveau CX-5 encore plus plaisant à conduire. L’ancienne génération avait tendance à sous-virer lorsque poussée, mais le tout est corrigé avec le CX-5 2026, qui est vraiment bien campé au sol.
La suspension est bien ajustée, et le volant est juste assez pesant pour être agréable à manier. Mazda est réputée en termes de comportement routier, et j’avoue que le CX-5 2026 ne déçoit pas à ce chapitre. Trois modes de conduite sont disponibles, soit Normal, Hors-route ou Sport. C’est limité et clairement pas au niveau de la concurrence, mais c’est suffisant, selon moi.
La mécanique offre des accélérations correctes, sans plus, et la boîte de vitesse, recalibrée, s’est montrée plus compétente pour rétrograder rapidement. Je préfère la sensation d’une boîte automatique à celle d’une CVT (variation continue), mais on ne parle pas ici de l’efficacité du groupe motopropulseur hybride de Honda, par exemple.
En revanche, l’ensemble mécanique exécute bien le travail et rend l’expérience de conduite plus enivrante que dans un Kia Sportage ou un Toyota RAV4.
La visibilité est bonne vers l’avant, mais vers l’arrière, c’est plus difficile, surtout avec les appuie-têtes de la deuxième rangée, qui obstruent la lunette. Exclusivité de la variante GT Premium, le système d’assistance à la conduite sur autoroute est en mesure d’effectuer des changements de voie automatisés alors qu’on garde les mains sur le volant, une première pour le CX-5. On est loin d’une révolution, mais le CX-5 rattrape légèrement son retard face à certains de ses concurrents avec cet ajout.
Le Mazda CX-5 2026 revient donc avec plusieurs améliorations notables, comme plus d’espace à bord, plus de technologie, mais il conserve un comportement routier solide et agréable.
On sent donc que le constructeur a réussi à bien l’ajuster pour le rendre plus compétent dans plusieurs sphères, et ça fonctionne. Je crois toutefois que le Mazda CX-5 2026 aurait dû recevoir d’office l’option de la mécanique hybride pour réellement parler d’une nouvelle génération. Après tout, c’est ce nouveau groupe motopropulseur qui lui permettra de vivre une vraie évolution.
Comme il s’agit d’une nouvelle génération intégrant de nouvelles technologies, nous plaçons le Mazda CX-5 2026 en évaluation pour le moment.
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Points forts
Points faibles