Il était une fois… les Laurentides

  • Publié le 9 oct. 2025 (Mis à jour le 9 oct. 2025)
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Arrivée du chemin de fer à L'Annonciation (Rivière-Rouge). Avec la gare de La Macaza, elle représentera pendant longtemps la porte d'entrée des Hautes-Laurentides, vers 1930.

Photo gracieuseté - SHGHL
Arrivée du chemin de fer à L’Annonciation (Rivière-Rouge). Avec la gare de La Macaza, elle représentera pendant longtemps la porte d’entrée des Hautes-Laurentides, vers 1930. Photo gracieuseté – SHGHL

Les Laurentides, c’est une chaîne de montagnes, un paysage pittoresque de vallées, de lacs et de rivières sculpté par la fonte des glaciers.

Pour les gens de Québec, le mot « Laurentides » réfère à une zone forestière : un grand parc qu’ils doivent traverser pour se rendre au Saguenay. Pour les Montréalais, c’est une région qui s’étend de la rivière des Mille Îles jusqu’à Mont-Laurier, appelée familièrement « Basses-Laurentides » du côté sud de Sainte-Agathe-des-Monts, et « Hautes-Laurentides » du côté nord.

Avant 1673, seuls les Algonquins habitaient le territoire des Laurentides. A suivi l’époque des seigneuries depuis le milieu du XIXe siècle sous le système des cantons. Cette période se caractérise par l’établissement de grandes fermes forestières qui ont donné naissance à des villages, mais aussi par l’action du curé Labelle qui, à partir de 1868, fut la figure dominante de la colonisation dans les cantons du Nord. Il a défendu les intérêts des agriculteurs à la manière d’une mère ourse protégeant ses petits, nous a raconté Claude-Henri Grignon dans Les Belles Histoires des pays d’en haut.

Depuis l’épopée du curé Labelle, les touristes appellent « le Nord » cette région qu’ils visitent depuis plus de 100 ans pour respirer de l’air pur et contempler des paysages qui les font rêver.

Locomotive quittant Mont-Laurier pour traverser les Laurentides en 1940. Photo gracieuseté – SHGHL

La région des Laurentides n’est pas magnifique que pour sa beauté naturelle, elle l’est aussi pour sa beauté culturelle. Qu’on pense à sa Butte à Mathieu, « berceau de la chanson québécoise », ou encore à son théâtre Le Patriote, salle de spectacles pluridisciplinaire, rendez-vous estival de milliers d’amateurs de musique, de danse, d’humour et de théâtre d’été. Rappelons que c’est le P’tit Train du Nord qui a propulsé les Laurentides dans la modernité.

Par Rémi Bélanger, en partenariat avec la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides.

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