Suzuki ne vend officiellement plus de pièces d’automobile neuves au Canada

  • Publié le 4 janv. 2024 (Mis à jour le 22 mai 2025)
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La fin de l’année 2023 approche à grands pas, mais cette année mouvementée en actualité n’a toujours pas dit son dernier mot. 2023 célébrait également les 10 ans de disparition du constructeur japonais Suzuki dans le marché automobile au Canada. Une date symbolique, mais qui amène aussi son lot de perturbation pour les propriétaires de véhicules Suzuki au Canada, car l’entente de distribution de pièce de rechange neuve de la part du fabricant arrive à échéance.

L’entente de 10 ans est terminée

Suzuki aura connu de bonnes années de vente dans sa carrière au Canada. Bien que les chiffres n’étaient plus au rendez-vous à la fin du parcours, le constructeur aura écoulé des dizaines de milliers de produits au Canada. Après la disparition de sa division automobile au pays, plusieurs automobilistes de la marque étaient inquiets quant à savoir si des composantes de remplacement seraient toujours offertes pour entretenir et réparer les bolides en circulation.

Pour montrer sa bonne foi, Suzuki avait, à l’époque, stipulé que l’entreprise continuerait de fournir durant 10 ans des morceaux de rechange d’origines pour les propriétaires de Suzuki en quête de solution pour réparer leur véhicule. L’heure a néanmoins sonné au tournant de 2024, car le période de 10 an établi initialement a été atteinte, ce qui veut dire que le fabricant n’est plus tenu de fournir des pièces neuves pour ses voitures.

Heureusement, plusieurs pièces seront toujours disponibles dans le marché de seconde main ou recyclées. Il sera toutefois plus difficile de mettre la main sur des pièces spécifiques à l’esthétique ou à la technologie des voitures.

Une entente juridique

Il est important de noter aussi que Suzuki avait, de bonne foi et en s’entendant avec les différentes juridictions au pays, garanti la distribution de composante neuve pendant 10 ans. Aucune loi ne force un constructeur à fournir des pièces de rechange selon Charles Tanguay de l’Office de la protection du consommateur (OPC). M. Tanguay, en entrevue avec Le Journal, a précisé que « Ce sont les tribunaux qui établissent, au fil des jugements, ce qui est une durée raisonnable pour la disponibilité des pièces de remplacement ».

 

 

Cette durée raisonnable est en lien avec l’article 39 de la Loi sur la protection du consommateur qui stipule qu’un « bien qui fait l’objet d’un contrat est de nature à nécessiter un travail d’entretien, les pièces de rechange et les services de réparation doivent être disponibles pendant une durée raisonnable après la formation du contrat. » L’article ajoute que « Le commerçant ou le fabricant peut se dégager de cette obligation en avertissant le consommateur par écrit, avant la formation du contrat, qu’il ne fournit pas de pièce de rechange ou de service de réparation. »

L’entente arrive donc à sa fin. Nous avons tenté de contacter des responsables de Suzuki pour savoir si les pièces seraient accessibles au-delà du délai établi, mais nous n’avons obtenu aucune information. Il serait toutefois très surprenant de voir Suzuki continuer à offrir les pièces, étant donné qu’il est coûteux et logistiquement compliqué de mener une telle opération.

L’avis de RPM

Bien qu’il soit inquiétant pour certains automobilistes, un certain de produit, comme la Suzuki SX4 et Grand Vitara, seront toujours couvertes par le marché des pièces de seconde main pendant plusieurs années. Ceux-ci demeurent donc des choix alléchants dans le marché des voitures d’occasion.

En contrepartie, d’autres véhicules, vendus en plus faible diffusion comme la Suzuki Kizashi, seront maintenant plus compliqués à réparer que jamais, permettant d’affirmer que la berline devient moins intéressante sur le marché automobile usagé.

En résumé

  • L’entente de 10 ans avec les tribunaux est maintenant terminée.
  • Rien n’indique que le constructeur continuera d’offrir des pièces après cette période.

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