Des chandails orange pour se souvenir que chaque enfant compte

  • Publié le 13 oct. 2023 (Mis à jour le 13 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

C’est pour sensibiliser à la réalité autochtone qu’Éliane Kistabish a proposé de présenter des ateliers de vérité et réconciliation aux enfants de 1re et 2e année de l’école Sainte-Marie de Val-David dans la semaine du 28 septembre dernier.
C’est à partir d’une version adaptée du livre de Phyllis Webstad « Le Chandail orange » que Éliane Kistabish a proposée aux enfants différentes activités pour les sensibiliser à la différence. « Pour commencer, je me présente et j’écris mon nom au tableau. Je leur explique que je suis née dans la Nation Anicinape en Abitibi, mais que j’ai grandi à Amos en dehors de ma communauté », indique l’animatrice.

Un symbole

« Le Chandail orange » raconte l’histoire de Phyllis Webstad qui lors de son premier jour au pensionnat avait enfilé avec fierté son chandail préféré, qui bien entendu était de couleur orange. Toutefois, le règlement de l’établissement était strict et Phyllis devait porter un uniforme. C’est ainsi que la petite fille se voit confisquer son chandail orange qu’elle ne verra plus jamais.

« La réalité des pensionnats de l’époque implique qu’on parte pour l’été et que l’on ne voit pas nos parents pendant tout ce temps. Je demande aux enfants comme ils se sentiraient si on leur enlevait leur chandail préféré et qu’ils ne pouvaient pas voir leurs parents », propose Éliane Kistabish.

Bien que la réalité ne soit plus ainsi, Éliane Kistabish mentionne qu’il est important de se rappeler que des enfants ont déjà vécu cette discrimination et que chaque enfant doit être traité d’égal à égal, peu importe sa culture. « On ne veut pas de ces histoires-là se répètent », insiste l’animatrice.

Apprendre

Pour Éliane Kistabish, qui est aussi chargée de projet et formatrice aux dossiers autochtones pour l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, la compréhension et l’acceptation des autres cultures passent d’abord par une meilleure connaissance. « Je leur apprends des mots de base en langues autochtones comme « Merci » , « Je t’aime » . Je leur fais comprendre qu’ils connaissent déjà des mots en langues autochtones sans le savoir comme « Québec » et « Canada » et je leur explique ce que cela signifie ».

Partager

Depuis la mort de Joyce Echaquan et la mise sur pied de la Commission de vérité et réconciliation, le sujet de la réalité autochtone prend de l’importance. « Plus jeune on va commencer, mieux ça va être. Ça aide à briser l’inconfort que certains peuvent avoir à parler de ces questions-là », propose Éliane Kistabish avant d’ajouter : « Le mieux que vous pouvez faire pour la cause autochtone, c’est d’en apprendre davantage. Utilisez les mots que vous connaissez. Partager vos connaissances, c’est en apprenant les uns des autres que l’on va grandir ensemble », souhaite Éliane Kistabish.

Voici quelques mots courants en langues autochtones:

• Kwe, signifie « Bonjour »
• Mik8etc ! (prononcé Migwetch) signifie « Merci ».
• Pepecik apinotcic apitentakosi (prononcé : pebejik abinodjish abidendagozi) signifie « Chaque enfant compte ».

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