Le Conseil mohawk veut faire respecter ses droits
Le Conseil mohawk de Kahnawake a décidé de faire respecter ses droits en envoyant une mise en demeure au gouvernement du Québec.
C’est, bien sûr, le dossier de la foresterie sur les terres publiques entourant leur territoire de chasse et pêche de Tioweroton, qui inclut le mont Kaaikop à Sainte-Lucie-des-Laurentides, qui est au cœur de ces revendications.
Droits ancestraux
Dans sa lettre du 5 juin, adressée au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, et au préfet de la MRC des Laurentides, Denis Chalifoux, le Conseil mohawk de Kahnawake souligne qu’il n’a jamais été informé, ni consulté en lien avec le projet de coupe forestières autour de leur territoire de Tioweroton, et ce, malgré les dispositions claires de cette obligation envers les Premières Nations dans la loi, selon eux.
Aussi, dans un communiqué émis récemment, les Mohawks rappellent qu’ils ont des droits sur leur territoire et les terres environnantes et que toute activité forestière aura un impact sur l’exercice de leurs droits ancestraux et la qualité de l’environnement, nommément sur la biodiversité de la faune et de la flore et la qualité du réseau hydrique.
Il existe, selon eux, un corridor faunique et floristique entre les terres de Tioweroton, le mont Kaaikop, le parc national du Mont-Tremblant et même au-delà. Cette vaste zone de vie et de transition est vitale pour l’orignal, l’ours, le cerf, les plantes et les oiseaux forestiers, selon le Conseil mohawk.
Ils invoquent aussi le fait que ce milieu est une source importante pour la nourriture, la médecine, la chasse et la cueillette des Mohawks et que la vitalité et la richesse de ces milieux reposent sur des sols et des cours d’eau de qualité.
«La loi stipule pourtant très clairement l’obligation du gouvernement du Québec de considérer les droits, les intérêts, les valeurs et les besoins des Premières Nations quand des projets de foresterie pourraient les affecter», précise le communiqué. Pour ces raisons, les Mohawks demandent l’arrêt immédiat de toutes activités forestières aux alentours de leur territoire, incluant le corridor au mont Kaaikop. Cela inclut toute activité, coupe ou projet forestiers planifiés ou déjà commencés découlant des autorisations données par la MRC ou toute autre instance provinciale.
Les Mohawks demandent enfin une rencontre avec la MRC des Laurentides et le gouvernement du Québec pour le partage initial de l’information, pour établir clairement la portée des travaux planifiés et, conséquemment, pour la divulgation complète de l’information, incluant les études environnementales ou autres relatives aux autorisations forestières données.
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