Cancer du sein : « Il faut en parler », martèle Marie-Ève d’Amours

  • Publié le 30 sept. 2025 (Mis à jour le 30 sept. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Hugo Saez
Photo gracieuseté
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Le mois d’octobre est dédié à la sensibilisation au cancer du sein, une maladie qui touche plusieurs milliers de femmes à travers la province chaque année. Marie-Ève d’Amours, fondatrice de MoiME et de la deMOIs’aile, partage son histoire au détour d’une conversation sans filtre.

Saviez-vous que le cancer du sein pouvait être héréditaire ? « Environ 10% des cas de cancer du sein sont associés à une mutation génétique connue », rapporte la Fondation cancer du sein du Québec sur son site internet.

Marie-Ève d’Amours, elle, n’a pas eu le cancer du sein. En revanche, elle a été ciblée par une mutation génétique que l’on appelle BRCA2. « Lorsque ma sœur a été diagnostiquée d’un cancer du sein, il y a 3 ans, elle a su que c’était génétique. Dans la famille, on a reçu un papier pour aller faire des tests et après avoir fait l’autruche au début, j’ai fini par y aller avec mon conjoint. J’étais prête à le savoir. C’est donc en décembre dernier que j’ai su que j’avais la mutation », relate la directrice générale de la deMOIs’aile.

Briser le tabou

Dès lors, la blogueuse a enchaîné les rendez-vous avec des chirurgiennes qui ont pu « l’encadrer » et la « mettre en confiance » tout au long du processus. Après la mastopexie, Marie-Ève d’Amours devra retourner au CHUM en mars prochain pour la mastectomie. « On va m’enlever les glandes mammaires et reconstruire le sein avec une prothèse », résume-t-elle.

Très vite, Marie-Ève d’Amours a tenu à partager son histoire en publiant une série d’articles sur le blogue MoiME.  « Quand j’ai commencé à écrire, j’ai reçu plein de témoignages de gens qui avaient vécu la même situation que moi. C’était sécurisant de savoir que je n’étais pas la seule », expose cette dernière en précisant que seul le récit d’Angelina Jolie est connu du grand public.

« Même si c’est cliché de dire que la santé c’est une priorité, c’est tellement vrai. Tout le monde doit prendre soin de soi. »

-Marie-Ève d’Amours

« On a l’impression que c’est encore un peu tabou. En parler pour faire de la prévention, c’est le but de mes textes. C’est sûr que ça met les gens mal à l’aise, mais ça leur appartient. Le cancer du sein est présent de plus en plus jeune », notifie celle qui est aussi maman.

À l’heure où le coup d’envoi d’Octobre rose a été donné, quel est le message à faire passer ? « Même si c’est cliché de dire que la santé c’est une priorité, c’est tellement vrai. Tout le monde doit prendre soin de soi », conclut Marie-Ève d’Amours en invitant chacun et chacune à se tourner vers le dépistage.

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