Voyager lentement dans sa région  

  • Publié le 13 juill. 2025 (Mis à jour le 16 juill. 2025)
  • Lecture : 4 minutes
Marie-Catherine Goudreau
(Photo : Tourisme Laurentides)
(Photo : Tourisme Laurentides)

À l’heure où le contexte économique incite de nombreux Québécois à revoir leurs plans de voyage, la tendance est au retour aux sources : explorer les régions du Québec, et ce, en prenant son temps. Le tourisme local, durable et lent gagne en popularité, porté par une volonté de minimiser son empreinte écologique et de redécouvrir la richesse du territoire. Tour d’horizon sur ces tendances pour profiter lentement de notre région cet été.   

Dans son plus récent ouvrage Le Québec en prenant son temps : Mon guide pour voyager lentement, la créatrice de contenu voyage et ambassadrice de Bonjour Québec Jeanne Rondeau-Ducharme propose une réflexion sur le tourisme durable et lent. « Au fil des années, je me suis rendu compte que mes aventures et mes voyages se rapprochaient souvent de ce que j’appelle le tourisme lent. Dans ce livre, je réfléchis à ce sujet : comment on connecte avec l’activité qu’on est en train de faire, avec les gens autour, avec l’environnement? Souvent, cela passe par la déconnexion », souligne-t-elle. Elle invite les gens à mieux choisir leurs expériences, à vivre le moment, à être moins dans la « bucketlist », bref à être un meilleur touriste.     

Ce livre invite à découvrir ou redécouvrir nos régions, nos territoires – tellement vastes. « Voyager ici peut être tout aussi intéressant […] On a accès à une nature brute, à de grands espaces, des parcs nationaux, ce que beaucoup de personnes d’ailleurs dans le monde recherchent », affirme la créatrice de contenu voyage.     

La philosophie du tourisme lent s’inscrit dans le tourisme durable, soutient Olivier Danzelot, directeur de Tourisme durable Québec. « Le tourisme lent est une belle manière de diminuer son impact. Quand on prend le temps de découvrir et de vivre une destination, de rester plus longtemps à un endroit plutôt que de faire plusieurs arrêts, nécessairement, on émet moins de GES », soutient M. Danzelot. Voyager lentement, c’est aussi aller à la rencontre des populations pour découvrir leur culture et leur façon de vivre. Cela s’inscrit aussi dans la durabilité, souligne-t-il.  

« Le tourisme durable, ce n’est pas simplement être là pour prendre, consommer, jouir, du moment présent, mais c’est aussi de tenir compte de nos impacts, de nos actions et de nos décisions sur le milieu et l’environnement. C’est de minimiser ses impacts pour faire en sorte que ces choses que l’on aime perdurent au-delà de notre génération », explique M. Danzelot.  

Être un meilleur touriste  

Comment pratiquer un tourisme plus durable? L’une des premières actions est de voyager local. « On encourage notre communauté et on diminue nos émissions de GES en utilisant moins de transport », soutient M. Danzelot. Encourager les producteurs locaux, respecter la nature et la population locale, ne pas jeter ses déchets dans l’environnement, nettoyer son embarcation nautique : toutes ces actions sont des manières de pratiquer un tourisme durable.   

Selon Jeanne Rondeau-Ducharme, il faut se permettre de se dire : « Je vais revenir ». « C’est quelque chose qu’on peut peut-être moins faire en voyageant dans un autre pays, mais au Québec, c’est possible », dit-elle.   

La déconnexion est aussi quelque chose qu’il peut nous aider à mieux voyager, à observer, à être dans le moment. « Quand on revient de nos vacances, on a l’impression d’avoir vraiment vécu quelque chose », souligne la créatrice de contenu.    

Une variété d’offres touristiques dans la région  

Selon Mélanie Poirier, gestionnaire média chez Tourisme Laurentides, la région se distingue par la richesse et la diversité de son offre touristique, en particulier en matière d’hébergement. « Il y en a pour tous les goûts : des séjours de villégiature, des hébergements insolites en pleine nature, de vastes espaces et une foule d’activités nautiques, surtout dans les Hautes-Laurentides. Dans les Basses-Laurentides, l’agrotourisme et le patrimoine occupent une place importante. Cette variété est l’un de nos plus grands atouts », affirme-t-elle.  

La région se démarque aussi culturellement, avec ses nombreux festivals tout au long de l’été. Au niveau de la scène gourmande, on retrouve beaucoup de restaurants ou de marchés locaux qui mettent en valeur les produits du terroir.   

Plusieurs nouveautés à découvrir dans les Laurentides  

Même si vous habitez les Laurentides, l’été est l’occasion idéale pour redécouvrir votre région et ses nombreuses nouveautés. Plusieurs établissements hôteliers et hébergements en pleine nature ont renouvelé leur offre, notamment le Fairmont Tremblant et le Westin Tremblant, récemment rénovés. Le parc régional de la Montagne du Diable ajoute de nouvelles minimaisons à son site, tandis qu’Huttopia, un site d’hébergements en nature, s’installe désormais au Parc Éco Laurentides.  

Côté plein air, le parc régional Kiamika ouvre un tout nouveau secteur destiné au canot-camping. Le Parc Vélo du Sommet Saint-Sauveur bonifie son réseau avec de nouveaux sentiers et des parcours améliorés, et le Sentier des cimes propose une glissade de 60 mètres — une activité qui plaira à toute la famille.  

En matière d’agrotourisme, plusieurs entreprises misent sur des expériences immersives. Par exemple, la Maison Lavande à Saint-Eustache offrira des prestations musicales en plein champ tout au long du mois de juillet. À Mont-Blanc, Gourmet Sauvage proposera des ateliers de cueillette en famille.  

Voyager lentement, c’est prendre le temps de s’imprégner d’un lieu, de favoriser les rencontres authentiques et de réduire son impact sur l’environnement. Cet été, que vous soyez d’ici ou d’ailleurs, les Laurentides offrent une invitation à ralentir, à explorer autrement et à savourer pleinement la richesse de leur territoire.  

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