Retour sur le premier semestre de 2025 : Le choc  

  • Publié le 7 juill. 2025 (Mis à jour le 16 juill. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Louis Giguère
(Photo : Adobe Stock)
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Le premier semestre de 2025 aura été riche en incertitude politique et économique. Démission du premier ministre canadien, bluff et mise en œuvre de tarifs sans précédent par le président américain, élections fédérales, nouveau cabinet ministériel, négociations commerciales d’urgence, nouveau marché commercial pan canadien à créer et… par-dessus le marché, un nouveau pape! Tous les analystes en perdent leur latin! Voyons comment le marché immobilier s’est comporté et à quoi on peut s’attendre à la rentrée.   

L’enquête sur les attentes des consommateurs au Canada, publiée quatre fois par année par la Banque du Canada, indique qu’au premier trimestre, le conflit commercial avec les États-Unis a pesé lourd sur la confiance des Canadiens. En effet, la probabilité de perte d’emploi rejoint celle observée durant la pandémie, les attentes des consommateurs à l’égard de l’augmentation des salaires a diminué et les Canadiens craignent de plus en plus une dégradation de leur santé financière. Toutefois, ils n’anticipent pas de hausse du taux d’intérêt.  

Maintenant ou jamais sur la Rive-Nord  

Paradoxalement, sur ce fond de pessimisme observé dans l’étude de la Banque du Canada, le marché immobilier sur la Rive-Nord de Montréal jusqu’à Saint-Jérôme a atteint la surchauffe au premier semestre! On y a observé un ratio du nombre de ventes sur le nombre de nouvelles inscriptions de 76 %, bien supérieur au seuil d’équilibre de 50 %.   

À Montréal et sur la Rive-Nord, ceux qui projettent d’acheter une maison ou un condo pour y établir leur résidence principale le font. Après tout, on ne sait pas ce qui se passera sur les marchés financiers: qu’arrivera-t-il à nos économies, nos REER, nos CELI? Alors, on passe à l’acte. L’immobilier est un bon investissement, les prix augmentent et il faut se loger. L’activité immobilière rejoint ainsi celle observée durant la pandémie dans ces secteurs. C’est majeur! Le «choc» y est-il pour quelque chose? On ne peut pas écarter cette hypothèse.  

Plus lent au nord  

De Saint-Sauveur à Mont-Tremblant, c’est plus calme. Dans le marché du centre urbain de Saint-Sauveur, on observe une augmentation des inscriptions en vigueur de 10 %, les ventes d’unifamiliales sont en baisse de 8 % et celles des condos en hausse de 21 %. En combinant ces deux types d’immeubles, la progression du nombre de ventes est stable à -1% (les condos y occupent 20 % du marché!). Le marché est vendeur sous la barre des prix de vente de 700 000 $ et acheteur dans les segments de prix plus élevés.   

À Sainte-Adèle, même scénario. Le segment de prix le plus actif est celui entre 380 000 $ et 630 000 $ pour une unifamiliale. Puis, il est à l’avantage des vendeurs (le marché des condos y est très limité, mais en développement). Toutefois, ici, la progression des ventes est de 19 %! L’attrait du centre des Pays-d’en-Haut ne se dément pas.   

Plus au nord, dans le centre urbain de Mont-Tremblant, on observe une augmentation des inscriptions en vigueur de 11 %. Les ventes de condos et d’unifamiliales y sont presque égales, mais l’inventaire de condos est pratiquement le double de celui des unifamiliales.  Les ventes de condos ont atteint une croissance de 11 % alors que celles des unifamiliales ont baissé de 10 %. En combinant ces deux types d’immeubles, on observe une croissance du nombre de ventes de 4 %. Notons que le marché est acheteur dans tous les segments de prix.   

On se contente de moins  

Donc, on observe des marchés actifs et en faveur des vendeurs dans les segments de prix plus bas, mais on bascule rapidement vers un marché plus lent et en faveur des acheteurs dans les segments au-dessus de 600 000 $ pour une unifamiliale. On observe également une baisse des ventes des unifamiliales – sauf dans le centre urbain de Sainte-Adèle – et une hausse des ventes de condos dans les centres urbains de Saint-Sauveur et de Mont-Tremblant.   

Les prix médians ou les prix moyens (dépendant des cas) sont à la baisse et les condos sont en forte croissance. On achète donc des propriétés moins chères que l’année dernière. La région est intéressante tant pour ceux qui recherchent une résidence principale – plus abordable que sur la Rive-Nord – que pour ceux qui cherchent une résidence secondaire. Dans la situation actuelle où l’incertitude règne, un investissement en immobilier dans les Laurentides peut être une bonne affaire, si l’on peut se le permettre, d’autant plus que les vacances chez nous auront la cote.  

Arrive maintenant l’effet Carney  

Pour le prochain semestre, notre gouvernement est maintenant stabilisé et l’équipe en place inspire confiance et compétence. La Banque du Canada maintient les taux d’intérêt bas en se gardant une marge de manœuvre. En plus, on veut bâtir une économie canadienne à vitesse grand «V» en injectant des centaines de millions de dollars… Gardons le moral!  

 

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