Après avoir passé des années à y rêver, des mois à y penser et des semaines à se préparer, la famille Raymond-Marcil-Faure a débuté sa grande aventure à cinq autour du monde. Leur projet Cap Odalaë (inspiré du nom de leurs trois filles Ophélie, Danahée et Laëtitia) va bon train. Ils nous partagent deux de leurs coups de cœur en Colombie et au Pérou!
Dès le début des préparatifs pour cette année autour du globe, Janick et Guillaume, Val-Davidois d’adoption, ont voulu que cette épopée soit à l’image de leur vision d’un voyage réussi : une incursion au cœur des populations locales, des expériences authentiques loin des listes à cocher et à l’abri des hordes de touristes en quête du cliché parfait.
Le couple a jeté son dévolu sur la côte Caraïbe de la Colombie comme première destination en juillet dernier. C’est une expérience hors du temps dans la grande forêt de la Sierra Nevada de Santa Marta qui les a le plus marqués.
Cette forêt est un lieu unique où habitent des milliers d’indigènes. C’est également le plus haut massif côtier du monde avec les 5 775 m d’altitude du mont Cristobal Colon, qui se trouve à seulement 45 km de la mer. L’ascension est pourtant impossible, puisque le mont est gardé et vénéré par les tribus qui le considèrent comme le centre du monde. Le mode de vie de ces communautés indigènes, en autonomie complète dans la forêt, a permis de perpétuer des traditions ancestrales. Ils vivent dans des villages aux abords des grandes rivières qui descendent directement des hauts sommets.
De Palomino, après environ deux heures de marche (et de cheval en partie pour les filles), la petite tribu Cap Odalaë a eu l’immense privilège de partager trois journées et deux nuits dans une famille Arhuaco au El Sexto Sentido cabañas. Cet hébergement logé dans un cadre enchanteur est géré par Olivier et Allison. Ce couple de Français y ont construit leur vie et permettent aux visiteurs de vivre une expérience authentique grâce aux liens d’amitié qu’ils ont tissé avec les familles de la Sierra.
« Maria et ses 11 enfants nous ont accueillis dans leur quotidien. Nous avons visité leur potager dédié à la permaculture où les arbres semblent tout droit sortis de films fantastiques, raconte Janick, maman globetrotteuse. Nous avons cueilli des fruits dans leurs arbres généreux. Nous avons testé des techniques ancestrales pour créer le fil qui permet aux femmes de broder des mochilas, le tout en mâchant des feuilles de coca avec le papa de la famille. Les enfants ont partagé de beaux moments dans la rivière. Nous avons dormi dans des hamacs directement dans leur ancienne maison. C’était un moment empreint d’humilité face à la grandeur de la nature et de ce mode de vie en toute simplicité. Nous avons aimé ce rythme plutôt lent et calme où tout semble se faire en temps et lieu, bien loin de ce que l’on connaît chez nous. »
Après avoir traversé les hauts plateaux andins en autobus, la petite famille est débarquée dans la ville portuaire de Puno, la porte d’entrée du célèbre lac Titicaca : le plus grand lac navigable en altitude au monde (3 800 m), avec une profondeur maximale de 280 m, et qui se trouve à la frontière avec la Bolivie. Ce lac, au nom particulier, aura inspiré une panoplie d’appellations de la part des enfants! Sa signification en langage quechua n’a pourtant rien à voir au français : puma de pierre (le puma représentant le monde des vivants dans la culture Inca).
Ensuite, destination l’île Amantani pour y vivre une authentique expérience au sein d’une famille. Les cinq voyageurs ont eu la chance de partager le quotidien d’Ugo, Mariluz, ainsi que leurs deux enfants, Cheryl et Luan sur une île de 4 000 habitants divisée en 10 communautés. Partout, des parcelles de potagers en attente des premiers semis, qui seront plantés dans les prochains jours. Ceci afin de permettre les récoltes annuelles qui sont utilisées uniquement pour leur consommation personnelle et familiale. Des hommes et des femmes chargés comme des mulets arpentent les différents sentiers de la montagne et vaquent à leurs occupations.
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