Sublime, une expérience culturelle atypique 

  • Publié le 30 mars 2026 (Mis à jour le 30 mars 2026)
  • Lecture : 2 minutes
Marie Eve Farmer, cocréatrice de Sublime. Photo Médialo – Emmanuelle M. Verschaeve 
Marie Eve Farmer, cocréatrice de Sublime. Photo Médialo – Emmanuelle M. Verschaeve 

Composée dans l’esprit d’un musée vivant autour de la danse contemporaine, Sublime se dévoile au Théâtre Le Patriote sous une forme surprenante. Une œuvre inédite au format unique, façonnée par le regard de ceux qui la contemplent.  

 Danser a toujours fait partie de la vie de Marie Eve Farmer. Titulaire d’un baccalauréat en danse contemporaine, elle enseigne son art, puis travaille plusieurs années comme chorégraphe. « J’ai dû combattre une longue maladie, dont je suis ressortie avec des capacités physiques extrêmement limitées il y a cinq ans. Aujourd’hui, je suis de nouveau bien dans mon corps », raconte-t-elle en entrevue dans sa propriété, à Val-Morin. L’œuvre Sublime est donc née après cette lourde épreuve, par ce besoin criant de pouvoir créer à travers son art. Elle contacte alors son amie Élise Bergeron, qui va devenir cocréatrice du projet. « C’est la première fois que j’expérimente avec autant de liberté la création et je me suis toujours dit que je ne ferai aucun compromis dans ce processus. » 

Un partenariat essentiel 

Les artistes passent quelques semaines en résidence au Théâtre du Marais de Val-Morin, puis à Danse Laurentides, mais c’est au Patriote à Sainte-Agathe, que Sublime se façonne. « J’ai discuté avec Alexandre [Gélinas, directeur du Patriote] et il a tout de suite appuyé le projet, qui n’aurait pas pu exister et être diffusé sans lui et son équipe. » Après plusieurs semaines en résidence dans ce théâtre, la forme de l’œuvre finit par sortir et l’idée d’une présentation en multiespace apparaît. Avec les années, les deux chorégraphes ont intégré de nouveaux artistes et le format d’une exposition vivante s’est dessiné. « C’est comme une visite au musée au niveau de la structure, mais au lieu d’y voir des sculptures, on découvre des corps performatifs », explique Marie Eve Farmer.  

Une œuvre empreinte de mystère 

Ainsi, le spectateur vit une expérience immersive très originale. On entre individuellement ou par deux et une fois passé le tableau d’entrée, on est libre de déambuler à son rythme pour découvrir d’autres tableaux vivants. Dans la salle, sur la scène, l’arrière-scène, les loges, dans le salon des artistes… L’œuvre se déroule dans des espaces inusités habituellement par le public. « C’est de l’improvisation en performance continue pendant quatre heures. Les cinq interprètes peuvent donc passer d’un tableau à l’autre quand l’un d’entre eux prend une pause, alors rien n’est fixe. Aussi, la danse reste l’élément central de l’expérience, mais l’art visuel et le son viennent compléter Sublime. Quand on demande à Marie Eve, s’il y a de la musique ou une trame sonore, le mystère reste entier, piquant encore plus la curiosité. 

La présentation aura lieu le jeudi 2 avril. L’entrée se fait à la convenance de chacun toutes les 15 minutes entre 16h15 et 19h15.  

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