Sainte-Agathe met en lumière son patrimoine bâti

Photo Médialo – Gabrielle Sarthou
Photo Médialo – Gabrielle Sarthou

Une nouvelle exposition photographique extérieure a pris place au cœur du centre-ville, à l’initiative de la Ville et réalisée par le comité du patrimoine de Sainte-Agathe-des-Monts. Intitulée Les belles demeures d’autrefois, l’exposition propose un parcours en vingt panneaux retraçant l’histoire de quelques résidences du XXe siècle à Sainte-Agathe.

Cette initiative s’inscrit dans le mandat du comité du patrimoine de faire découvrir des pans méconnus de l’histoire locale. « Cette année, au comité, on avait décidé qu’on mettrait en valeur les anciennes demeures, certaines sont encore là, certaines sont disparues », explique Laurent Paquette, président du comité du patrimoine. Il ajoute : « Si on a choisi ce thème, c’est parce qu’il reste encore quelques-unes de ces demeures, mais il y en avait beaucoup plus autrefois. Pour l’époque, elles étaient assez imposantes par leur volume et très intéressantes sur le plan architectural. »

Maisons de villégiature

L’exposition rend hommage à ces anciennes maisons de villégiature. « C’était, pour beaucoup d’entre elles, des résidences de villégiature de la bourgeoisie influente québécoise, montréalaise et canadienne », indique M. Paquette. Il évoque aussi certaines figures marquantes : « Il y avait M. Baumgarten, qui était le baron du sucre, il y avait M. Davis, qui était le baron du tabac, il y avait le baron du caoutchouc, et d’autres personnes dans le domaine bancaire, dans le domaine des affaires, puis il y avait aussi des politiciens. »

Certaines de ces résidences secondaires appartenaient même à des maires de Montréal. « C’était un peu surprenant, il y a plusieurs maires de Montréal qui avaient acheté ici pour en faire leur résidence secondaire », poursuit-il. Ce phénomène rappelle un autre quartier prestigieux : « Il y a un certain parallèle, avec le Golden Square Mile de Montréal. C’était souvent des personnes qui habitaient dans le Golden Square Mile à Montréal qui se retrouvaient ici. »

Le style de villégiature de l’époque était également marqué par une présence prolongée durant l’été. « Peut-être que tout le monde n’était pas là pour toutes les fins de semaine nécessairement. Mais, souvent, à la saison estivale, ils passaient l’été ici, et les gens se côtoyaient. Forcément, ils continuaient à discuter de politique et d’affaires », note M. Paquette. Il ajoute : « Ça fait qu’on peut même prétendre qu’il y a des choses qui ont dû se décider ici, par rapport au pays et aux affaires. »

20 panneaux

L’exposition comprend vingt panneaux répartis sur dix bases. « La première est un mot de bienvenue, une introduction à l’exposition, puis après ça, les huit autres présentent des demeures », précise-t-il. La dernière affiche présente une particularité de l’époque : l’utilisation du rondin dans les aménagements paysagers. « Les gens décoraient leurs propriétés avec des rondins ; ça fait que tu as des clôtures en rondin, tu as des arches d’entrée en rondin. On a vu ça à cette époque-là, puis on ne l’a plus jamais revu après. »

Installée notamment sur le coin de la rue Principale et Saint-Antoine, en face de la micro-brasserie, cette exposition à ciel ouvert invite les passants à redécouvrir une page de l’histoire agathoise.

Photo Médialo – Gabrielle Sarthou

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