Des écoles à bâtir dans la région

  • Publié le 5 mai 2022 (Mis à jour le 12 avr. 2025)
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Martin Dumont

Selon Sébastien Tardif directeur général du Centre de services scolaires des Laurentides (CSSL), le taux migratoire des Laurentides est un des plus hauts de la province. Parallèlement à cette situation, l’âge moyen du parc immobilier du CSSL est de 67 ans, ce qui crée tout un casse-tête pour combler les besoins de la clientèle scolaire des Laurentides.

Un rattrapage à faire

Aux dires de M. Tardif, il ne s’agit pas d’une situation inhérente aux Laurentides. « On a qu’à regarder l’état des routes pour constater que le Québec en général a un rattrapage à faire au niveau de ses infrastructures ». Ce dernier soutient que l’enjeu dans les Laurentides, c’est que la désuétude des bâtiments est amplifiée par la pression démographique issue de la pandémie.

Comment sont établis les besoins

« Le CSSL couvre 33 municipalités, nous prenions des décisions de façon indépendante des municipalités en fonction des besoins par région. […]  Les municipalités ne font pas de demande de construction d’écoles, ce ne n’est pas de leur juridiction », explique M. Tardif.

Comme dans plusieurs autres municipalités, à Saint-Donat par exemple, il est possible que l’école soit rénovée ou agrandie. Une réserve foncière a aussi été prévue pour pallier l’éventualité de différents scénarios selon l’évolution des besoins. Celle-ci serait adjacente au terrain existant, derrière l’École Sacré-Cœur.

Toutefois: « Actuellement, aucune demande officielle n’a été déposée par le CSSL pour une école à Saint-Donat […] il serait prématuré d’annoncer la concrétisation d’un quelconque projet à la population à ce stade […] une réserve foncière ne signifie pas que l’on va aboutir à un projet concret », prévient M. Tardif.

À en croire celui-ci, la planification pour la construction d’école est assez complexe. « Les besoins pour les nouvelles écoles sont définis en fonction du taux de croissance démographique, l’état des infrastructures déjà existantes, ainsi que d’autres facteurs comme la mobilité […] Nous travaillons à partir de projections […] les chiffres ne sont pas toujours les mêmes que ceux du ministère. » À titre d’exemple pour illustrer la difficulté de prévoir les besoins, il rappelle que : « personne n’avait de boule de cristal pour prédire que la pandémie changerait la démographie des Laurentides à ce point ».

Plusieurs étapes avant de construire

Dans un premier temps, « on travaille avec les municipalités afin de repérer des terrains, on se renseigne sur les permis de construction, les terrains qui se sont vendus et les types de bâtiments qui se sont construits pour obtenir les chiffres les plus à jour pour étayer nos dossiers ».  M. Tardif précise que le CSSL n’a pas le choix d’être proactif en prévoyant plusieurs scénarios pour paliers aux besoins futurs. Cela se fait notamment en partenariat avec les municipalités en réservant des terrains, souvent à proximité des écoles existantes.

« Les projets de construction sont déposés une fois par année au ministère. Une fois une demande officielle déposée (par le Centre des services scolaires), ça prend entre un an et un an et demi pour obtenir une réponse du ministère […] à partir de là, il faut compter environ 4 à 5 ans avant d’avoir une école construite […]. Entre-temps, il y a les études de sol, les consultations publiques, les plans avec les ingénieurs, les ajustements […] au moment de la première pelleté de terre, il y a environ 45 % du travail de fait, détaille M. Tardif.

Des priorités

Pour les nouvelles écoles qui verront le jour, M. Tardif dit vouloir prioriser l’accès à la nature, les transports actifs et le réseau routier déjà en place.  « Le secteur sud et Tremblant ont les plus fortes croissances démographiques […] il faut tenir compte du fait que la croissance démographique n’est pas la même sur tout le territoire couvert par le CSSL ».

En plus du modulaire qui peut combler des besoins ponctuels, on compte parmi les projets acceptés, ceux de Sainte-Adèle sur la rue Paquette et Val-David à la Sapinière. Parmi les projets où des demandes ont été déposées et sont en attente d’approbation, on trouve l’Odyssée à Tremblant une demande de reconstruction, aussi à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, une demande de reconstruction a été déposée sur le terrain de l’école actuelle. À Val-David, une demande de déplacement a été faite pour la formation générale aux adultes.

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