Déneigement à Sainte-Agathe : combien ça coûte? 

  • Publié le 12 janv. 2026 (Mis à jour le 12 janv. 2026)
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Opération de soufflage de neige à Sainte-Agathe. Photo gracieuseté 
Opération de soufflage de neige à Sainte-Agathe. Photo gracieuseté 

180 000 $. Tel est le prix minimal du déneigement après une tempête de neige pour que les rues et les trottoirs de Sainte-Agathe soient bien dégagés. Explications. 

Privilégiée par Dame Nature pour les quantités de neige qu’elle reçoit, Sainte-Agathe-des-Monts nécessite des services de déneigement efficaces. « On compte 15 secteurs de déneigement. C’est énorme et à chaque fois qu’il neige, c’est 22 cols bleus qui déneigent en continu, affirme Yannick Pelletier, directeur des Travaux publics à la Ville. On est capables de déneiger 24 h consécutives parce qu’on fait plusieurs équipes. Cette première étape consiste à gratter et sabler. »  

Puis, vient la deuxième étape : le soufflage (ramassage) de la neige. Cette tâche, qui nécessite de gros camions, est attribuée à forfait à des entreprises agathoises. « C’est un minimum de 500 000 $ à contrat que la ville paye pour ramasser la neige. Dans une journée, on peut tourner avec 16 camions en commençant à 10 h du soir pour faire le centre-ville et en finissant à 5 h le lendemain. « En dix ans, c’est arrivé juste une fois que j’ai besoin de moins de budget. »  

Dépenses journalières  

Voici le détail des dépenses journalières transmises par Yannick Pelletier, directeur des Travaux publics, en cas de tempête pour déblayer la neige qui, généralement, tombe de début novembre à fin avril à Sainte-Agathe. 

  • Coûts des employés et des machineries de la Ville : 69 000$
  • Coûts des employés et camions pour gratter la tempête : 45 000$
  • Coût en location de transport de neige : 66 000$ 

La facture totale s’élève donc au minimum à 180 000 $ par jour de tempête.

Plus il neige, plus la facture est élevée, car le délai de déneigement s’allonge. Par exemple, la location pour le transport de neige revient à 66 000 $ pour 15 cm environ, mais à 90 000 $ pour 25-30 cm. 

« S’il pleut sur la neige, ça coûte encore plus cher, car ça devient de la glace et les niveleuses doivent travailler deux fois plus », explique M. Pelletier. Pour éviter ces surcoûts, mais avant tout pour que la population puisse circuler en toute sécurité sur la rue et les trottoirs, il anticipe les problèmes en faisant travailler ses équipes en fonction des prévisions météorologiques. « Quand de la pluie est annoncée, pour éviter que ça fasse de la glace et des flaques d’eau, on souffle la neige, surtout si une nouvelle neige est prévue tout de suite après, car elle risque de se transformer en glace. » Dans ces cas-là, il n’hésite pas à envoyer ses équipes souffler la nuit plutôt que le jour selon les besoins, leur salaire étant identique de jour, de nuit et la fin de semaine.  

Opération de soufflage de neige à Sainte-Agathe. Photo gracieuseté

Satisfaction, écologie et économies 

Pour le maire Frédéric Broué, il est essentiel de bien dégager les accès parce que Sainte-Agathe est une ville de service, incluant un hôpital et des écoles, puis qu’il y a beaucoup de marcheurs. Tout le monde doit pouvoir circuler, sans oublier les personnes qui se déplacent en quadriporteur. « Le stationnement du Patriote et celui de la plage font aussi partie des priorités à déneiger, car le ski de fond est de plus en plus populaire. C’est de l’ouvrage, mais c’est prioritaire pour que les gens soient satisfaits », mentionne-t-il. 

Frédéric Broué, maire de Sainte-Agathe et Yannick Pelletier, directeur des Travaux publics. Photo Médialo – Emmanuelle M. Verschaeve

Aussi, la Ville n’utilise plus de sel sur les trottoirs ni dans les rues aux abords des plans d’eau. « On met un fond de neige tapée avec de la petite roche pure (sans sable ajouté), parce qu’on a un joyau au centre-ville qui est le lac des Sables, informe Yannick Pelletier, qui explique que ce choix possède plusieurs atouts : il n’y a pas de sel qui va dans les lacs, pas de gadoue, la pierre est récupérée au printemps pour être réutilisée et les coûts sont moindres.  

« Quand je suis arrivé à Sainte-Agathe, on épandait 1 600 tonnes de sel; l’an passé, j’en ai mis 700 tonnes avec 3 km de plus salés, souligne-t-il. Dès qu’il fait en haut de – 12, on ne met plus de sel, mais de la petite pierre, car le sel est un fondant, pas un abrasif; ça ne sert donc à rien d’en mettre tout le temps. » Cela représente une économie conséquente de 135 $ par tonne, la roche étant beaucoup moins dispendieuse. En revanche, cette solution n’est pas adaptée aux pentes abruptes et dans les secteurs qui doivent être maintenus sur l’asphalte, comme les écoles et l’hôpital.  

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