Arbitre d’une génération à l’autre

  • Publié le 11 août 2023 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Martin Dumont

C’est avant tout pour avoir l’occasion de rester dans le baseball après avoir passé 7 ans à jouer qu’Anaïs Cloutier a décidé de tenter sa chance comme arbitre cette année. « Je me suis dit que ça serait le fun pour l’été d’arbitrer », indique-t-elle. « Dans la position d’arbitre, on a vraiment le meilleur siège dans le stade. C’est vraiment une autre façon d’apprécier le match et de faire vivre notre passion », complète son père Étienne Cloutier.

Pour Eliot, devenir arbitre était aussi une façon de redonner à un sport qui lui a beaucoup apporté. « J’aime ça m’impliquer pour avoir toujours plus de baseball et aider mon association », confie le jeune homme qui joue encore. « Arbitrer, c’est l’occasion d’apprendre à s’affirmer, à montrer de la confiance », indique à son tour, le père d’Eliot, Sébastien Richer.

Un père et sa fille arbitre au baseball
Étienne Cloutier et sa fille Anaïs apprennent à se connaître davantage sur le terrain. ( Photo Hugo Paquette)

Recrutement

C’est en constatant la difficulté de recruter des arbitres qu’Étienne Cloutier et Sébastien Richer ont décidé de se proposer. « On a remarqué que le recrutement était difficile. Ça permet aux jeunes de jouer leurs matchs », mentionne Étienne Cloutier qui ajoute que le fait d’arbitrer leur permet d’avoir une vision plus objective du jeu. « Si j’avais à coacher demain matin, je changerais ma façon d’aborder les matchs », indique-t-il.

Apprendre l’un de l’autre

Selon nos jeunes arbitres, il n’y pas de grande différence entre arbitrer avec son père ou un autre arbitre, si ce n’est que la complicité naturelle rend parfois la communication un peu plus facile dans certaines situations. « Des fois, il m’aide un peu, il ne se gêne pas pour corriger des détails, on a plus de complicité », observe Anaïs en parlant de son père.

Outre la communication, la possibilité d’apprendre l’un de l’autre est le principal aspect positif de cette expérience, si on en croit nos duos d’officiels.« Anaïs m’a agréablement surpris, elle est capable de beaucoup plus qu’elle ne le pense », confie Étienne Cloutier. « Mon père est un très bon arbitre, il est toujours égal avec tout le monde », témoigne Anaïs qui avoue que son père est aussi de cette nature en dehors du terrain.

Eliot lui, confie avoir appris à s’affirmer davantage en travaillant avec son père sur le terrain. « Il faut bien s’assumer quand on prend une décision pour ne pas être contesté », illustre-t-il.

Pour Sébastien Richer, le fait d’arbitrer avec Eliot lui a appris à faire davantage confiance aux jeunes. « On veut souvent trop les diriger, mais ils sont bons. On doit les laisser aller un peu, il ne leur arrivera rien de mal ».

Des moments privilégiés

Nos deux papas arbitres ne chôment pas pendant la pause scolaire. Leurs étés, ils le passent dans les parcs où ils suivent leurs enfants et d’autres joueurs de balle de la région. Très impliqués dans le développement du baseball mineur à Sainte-Agathe, ils sont très bien placés pour constater le rôle du sport comme école de vie pour leurs enfants. « Prendre des décisions et vivre avec les conséquences, c’est assez la base de l’éducation. Sur le terrain, on a la chance de pouvoir vivre ça avec notre enfant, ce sont des moments privilégiés avec eux », évoque Étienne Cloutier.

« Si les mauvaises décisions, ça arrive, les critiques il y en aura toujours. Comme dans la vie, il faut arriver à rester neutre. Arbitrer, ça permet d’apprendre à vivre avec la pression et de se faire une carapace », déclare Étienne Cloutier.

« De vivre ça avec mon fils, ça me permet de l’accompagner là-dedans et de l’aider à évoluer pour offrir le meilleur rendement, ce sont de très beaux moments. », conclut Sébastien Richer

 

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