Trop onéreux pour mettre aux normes
Le couvent patrimonial de Labelle pourrait être rasé
C’est après avoir colligé l’ensemble des expertises sur les analyses techniques, que le Comité de démolition a pris la décision d’autoriser la démolition du bâtiment au 17, rue du Couvent à Labelle. Les coûts pour mettre aux normes le couvent de La-Nativité-de-Marie s’avèrent trop élevés.

La décision, rendue devant publique le 14 novembre, survient après l’évaluation des coûts de remise aux normes, les risques financiers et la viabilité d’un projet de préservation.
La municipalité a publié un communiqué détaillé de la décision et les faits qui l’a mené à cet acte.
« Afin d’évaluer les possibilités de restauration du bâtiment et les coûts associés, la Municipalité a fait appel à des firmes spécialisées en architecture et en ingénierie dans le but d’obtenir des avis neutres sur l’état du bâtiment, apprend-on dans le texte. Les rapports d’experts ont mis en lumière plusieurs défis techniques. Ces analyses ont démontré que la restauration du bâtiment entraînerait des coûts très élevés et comporterait des incertitudes financières considérables en raison des travaux nécessaires. L’étude évalue à 7,5 M$ le coût minimal pour un projet de remise aux normes, sans inclure les honoraires pour les expertises, plans et devis. Selon les experts consultés, le coût total pourrait atteindre 13 M$ une fois ajoutés les frais de contingence et les taxes. »
« La décision concernant le 17, rue du Couvent a été rendue avec soin et la Municipalité veillera à ce que les prochaines démarches se fassent dans un respect total des normes légales et des attentes de la communauté. »
– Municipalité de Labelle
Labelle avoue reconnaître l’importance patrimoniale du bâtiment et l’attachement des citoyens envers ce lieu historique, mais reconnaît aussi que peu d’éléments à qualité patrimoniale pourraient être conservés à la suite des travaux nécessaires pour la remise aux normes selon le Code de construction du Québec.

Photo Lisiane Chapleau
Que doit faire le promoteur-acheteur?
La démolition du bâtiment était l’un des critères d’achat pour le promoteur Mathieu Thomassin qui expliquait en juillet à L’info que son projet en est un de santé publique, et non à caractère immobilier. La population de Labelle, dit-il, pourra profiter d’un CLSC neuf. M. Thomassin ajouta que, dans le grand bâtiment, on y trouvera aussi des logements pour les travailleurs de la santé qui œuvrent dans le CLSC et l’hôpital de Rivière-Rouge, afin d’éviter les bris de services.
Mais M. Thomassin devra faire ses devoirs malgré la décision du comité de démolition, la communication est claire à ce sujet.
« Le promoteur devra alors poursuivre ses démarches auprès de la MRC des Laurentides et du gouvernement provincial. La décision rendue par le Comité de démolition est la première étape du processus auquel il doit se soumettre pour que son projet voie le jour. Il devra également respecter des conditions imposées par les membres du Comité de démolition, entre autres, modifier l’orientation du bâtiment par rapport à la première proposition, inclure un mémorial avec des éléments qui seront récupérés du bâtiment actuel, dont le clocheton, à son projet et prévoir des unités de logement plus faible superficie dans le but de bonifier l’offre plus abordable et pour personnes qui vivent seules ou en couple à Labelle. »
NDLR – Le titre de l’article a été changé le 18 novembre pour refléter la réalité de la situation.
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