Lebeau vitres d’autos à Sainte-Agathe: 50 ans de dévouement et d’implication

  • Publié le 27 oct. 2026 (Mis à jour le 27 oct. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo Michel Guertin
Photo Michel Guertin

L’entreprise Lebeau vitres d’autos Sainte-Agathe-des-Monts souligne ses 50 ans d’existence. Née d’un travail acharné et d’un rêve de faire sa place parmi les multiples concessionnaires dans la région, l’entreprise est maintenant gérée par un homme qui a vu son père se dévouer pour réussir. Aujourd’hui, le travail continue, malgré les embuches économiques.

L’entreprise a vu le jour en 1976 sous le nom d’Esthétique d’autos Sainte-Agathe. « À l’époque, il n’y avait pas de franchisés. Quand Lebeau a décidé d’ouvrir les franchisés, mon père a fait partie des trois premiers au Québec. Il a démarré seul et ça a grandi. Il avait loué une porte de garage, c’était tout petit. Après, il a acheté le terrain juste à côté » , raconte Rémi David, actuel propriétaire de Lebeau vitres d’autos Sainte-Agathe-des-Monts.

À l’époque, l’entreprise était située à Fatima, sur la rue Demontigny.

Puis un jour, M. David père s’est installé sur la Route 117 ( au 777 rue Principale), son objectif ultime. « Il (Denis David) avait le sens des affaires. Il savait que ce qui était le principal dans une business c’était l’emplacement alors quand il a vu cet endroit disponible, il s’est dit que c’est ça qu’il voulait. Même si son comptable lui disait que c’était trop cher, pour lui, ce n’était pas négociable. Il a tout fait pour que ça fonctionne. »

Suivre ses pas

Fier des accomplissements de son père, Rémi David a suivi ses pas et s’est également lancé dans l’entreprise. « J’ai grandi là-dedans. La seule façon de voir mon père était d’aller au garage. On allait souvent souper là », raconte Rémi David.

Ce dernier raconte avoir reproduit ces beaux souvenirs avec ses 4 enfants. D’ailleurs, ses deux plus vieux garçons travaillent dans l’entreprise maintenant, une troisième génération au boulot déjà. Pour Rémi David, par contre, le périple de faire rouler une entreprise lui a demandé beaucoup de gestion et de sacrifices. « J’ai racheté l’entreprise progressivement. Ça s’est échelonné sur quelques années. J’ai pris la direction de l’entreprise au même moment que j’ai racheté mes premières parts. J’ai fait des études en finances à Montréal et j’ai terminé avec un bac en gestion d’entreprise. Je travaillais à la bourse, mais je ne voulais pas habiter dans un grand centre. Je rêvais de travailler et sauter dans le lac. C’est ce qui a fait qu’en 2001, je suis revenu », raconte-t-il.

Reprendre les rennes, pas facile

Bien qu’il ait fait des études en finances et qu’il ait été reconnu pour son talent, Rémi David a compris vite, en s’investissant dans l’entreprise de son père, que l’expérience se développe sur le terrain. « La réalité et les livres, ce n’est pas la même affaire. On attrape un 2 minutes! Tu dois apprendre à dealer avec le regard des gens qui disent que tu es le fils du boss. Tu dois faire tes preuves. Je n’étais plus une superstar! » , dit-il amusé.

 

 

Pour lui, l’observation a été la clé. « J’ai analysé chaque chose et le jour où c’est moi qui suis devenu responsable des achats, j’avais vu comment ça se faisait. À partir de ça, j’ai mis tous mes apprentissages ensemble et j’ai fait une recette avec ça. La gestion des achats est devenue tellement meilleure. »

Ayant l’ambition d’être « toujours le meilleur » celui-ci se sert de ses souvenirs, de son expérience et des divers talents pour perdurer dans le temps et faire sa place dans la communauté.

Les défis de main-d’œuvre

S’il a dû relever plusieurs défis de taille, celui de recruter des employés aura été le plus difficile pour Rémi David. « Ça a été mon plus gros défi depuis que j’ai l’entreprise. Là, si on prend une photo d’aujourd’hui, ça va bien. Mais, les dix dernières années ont été un calvaire des plus total. J’ai dû recruter à l’international. Ça a pris un an pour les faire venir et c’est épouvantable la bureaucratie et la paperasse, mais en même temps, c’est ça qui a sauvé mon entreprise ». confie-t-il.

La demande était toujours là, mais l’équipe était très essoufflée. Avec la venue des nouveaux employés Africains, le rythme a pu reprendre positivement. Ainsi, le travail, les bonnes valeurs et surtout la résilience forment une recette gagnante pour perdurer 50 ans.

 

 

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