La démolition de la Sapinière va s’amorcer

  • Publié le 6 oct. 2026 (Mis à jour le 6 oct. 2026)
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Photo-Médialo-Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Photo-Médialo-Emmanuelle Mozayan-Verschaeve

Il manquait 50 signatures de citoyens au registre pour contester le règlement d’emprunt 794 concernant la démolition des bâtiments de l’ancien domaine de la Sapinière. Les travaux vont donc débuter.

Le 22 septembre dernier, les citoyens de Val-David qui le souhaitaient étaient conviés à signer un registre à la mairie pour contester le règlement d’emprunt 794 dans le dossier de la Sapinière. Ce règlement décrète une dépense et un emprunt de 2 922 300 $ pour la démolition des bâtiments de l’ancien domaine de la Sapinière.

La Ville informe que, selon le certificat relatif au déroulement de la procédure d’enregistrement, 4 861 personnes étaient habilitées à voter sur ce règlement. Au total, 437 signatures ont été apposées au registre. Le nombre de signatures requis pour qu’un scrutin référendaire soit tenu était de 497.

Une démolition en deux temps

« Il n’y a pas eu assez de signatures pour le contester, donc on va aller de l’avant avec la démolition », informe le maire de Val-David, Jean-Claude Rocheleau. « Cette année on va démolir tous les bâtiments adjacents à l’hôtel, puis l’hôtel sera démoli au printemps prochain. »

Le maire affirme que les gens qui ont signé le registre ne voulaient pas que la Ville investisse pour la démolition, estimant que ce n’était pas à eux de payer et qu’il valait mieux revendre les terrains avec les bâtiments dessus. « Personne ne voudra acheter des bâtiments qui ont de l’amiante et qui sont sur le point de s’effondrer. On va donc assumer nos responsabilités et le fait qu’on démolisse va donner de la valeur au terrain, car il ne sera plus contaminé, mais on ne sera pas capable de rentrer dans notre argent quoi qu’il en soit. »

 

Des gens en danger

Jean-Claude Rocheleau assure que tout détruire est essentiel. « On n’a pas le choix de le faire, car on a trois rapports disant que les bâtiments sont dangereux, qu’il y a des risques d’effondrement et d’incendie. » Et d’ajouter : « Moi, comme maire, je ne peux pas prendre de chance, car il y a des intrusions chaque semaine (des itinérants, des jeunes) et je dois assurer la sécurité des personnes. Je ne veux pas que les bâtiments s’effondrent avec quelqu’un à l’intérieur. » Pour lui, il faut agir rapidement, surtout avec le retour du froid qui incite certains à se réfugier dans ces édifices pour se réchauffer.

Mise au point

Ce dossier n’est toujours pas réglé, puisqu’à l’heure actuelle, il n’y a pas eu d’entente entre la Ville et l’ancienne propriétaire et que le procès est prévu pour le mois d’avril 2027. « La Sapinière nous appartient en totalité dans le sens où l’expropriation a été prononcée par les juges. À partir de ce moment-là, la Ville est devenue propriétaire », explique M. Rocheleau. La Municipalité a alors donné une partie des terrains au Centre de services scolaire des Laurentides et le reste lui appartient. Le maire souligne que des montants provisionnels ont été versés selon la loi à l’ancienne propriétaire, mais que la valeur totale n’est pas déterminée et qu’elle sera réglée en fonction de la décision des juges lors du procès.

 

 

 

 

 

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