Chronique historique: quand la visite de la ville s’installe au bord de l’eau

  • Publié le 1 sept. 2026 (Mis à jour le 1 sept. 2026)
  • Lecture : 2 minutes
Mémère Lamoureux au Lac Gélinas. / Photo: Collection Louise Royer
Mémère Lamoureux au Lac Gélinas. / Photo: Collection Louise Royer

L’après-guerre 1945 marque le début de grands changements.  En 1946, le Québec garantit une semaine de vacances payées à de nombreux salariés. L’économie est en plein essor et, pour la première fois, la possession d’un chalet cesse d’être le privilège des élites pour devenir le rêve de la classe moyenne.  La construction de l’autoroute du Nord au début des années 1960 va raccourcir de beaucoup la durée du trajet vers le nord.

Chronique de Pierre Dubé

n 1968, les Québécois obtiennent une deuxième semaine de vacances payées et en 1971, des centaines de milliers de travailleurs de la construction ferment leur coffre à outils et prennent la route.  L’autoroute du Nord se transforme en un immense convoi vers les Laurentides. L’expression « vacances de la construction » entre dans le vocabulaire québécois. Les glacières sont pleines, les vélos sont attachés à l’arrière des voitures et les enfants ont déjà demandé trois fois : « On arrive-tu bientôt ? »

La petite cabane d’été au bord du lac ou de la rivière succède aux grandes villas bourgeoises d’avant-guerre. L’engouement pour un chalet « les pieds dans l’eau », se poursuit au cours des décennies1960-1970.

De dimensions modestes le ‘’cottage’’ ou ‘’camp d’été’’ possède une volumétrie compacte, un toit à deux pentes assez raides, un revêtement en bois, une cheminée centrale en pierre, une grande véranda couverte avec moustiquaire pour contempler le lac lors des belles soirées d’été et des toilettes sèches à l’extérieur.

L’ouverture et la préparation du chalet se fait en mai lors du week-end de la ‘Fête de la Reine’. Au cours de l’été, on accueille ‘la visite’ de la ville et la parenté élargie, venues profiter de quelques jours de repos au grand air.  À la fête du Travail ou pour plusieurs à l’Action de Grâce à la mi-octobre c’est la fermeture : on coupe l’eau, on range les meubles de jardin et les embarcations jusqu’au printemps suivant.

Le jour, on profite du lac ou de la rivière pour pêcher, se baigner, se promener en chaloupe puis plus tard pour le ski nautique. Le soir, on prend une marche, on danse ou on prend un verre à l’hôtel du coin. L’été c’est aussi la cueillette des petits fruits et les jours de pluie, les jeux de société comme le parchési, le monopoly, le rummy ou au 500 jeu de cartes.

Le seul nuage de ces vacances estivales est l’abondance des maringouins, de mouches noires, de brûlots et de mouches à chevreuil.  Pour la plupart des vacanciers, il faut s’enduire de citronnelle ou de répulsif maison et asperger le chalet de Fly-Tox.

 

Articles les plus consultés

Photo-Médialo-Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Actualités

La démolition de la Sapinière va s’amorcer

Il manquait 50 signatures au registre pour contester le règlement d’emprunt 794 pour la démolition des bâtiments de l’ancien domaine de la Sapinière.
Pascal Desrosiers, coordonnateur et responsable des partenaires et de la communauté pour La Hutte et François Savoie, directeur général de La Hutte.
Actualités

La Hutte, de l’espoir pour se remettre sur pied

On l’a annoncé au printemps dernier, le projet en réinsertion sociale, La Hutte, verra le jour à Sainte-Agathe l’an prochain.
Photo-Médialo-Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Actualités

L’avenir du secteur de La Sapinière : une première consultation publique le 29 octobre

Val-David entreprend une démarche de participation citoyenne pour réviser le programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur de La Sapinière.