Accès à la propriété dans les Laurentides : l’histoire de Maxime

  • Publié le 23 juin 2026 (Mis à jour le 25 juin 2026)
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Photo Unsplash
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Même si l’on est prévoyant, l’achat d’une maison peut engendrer des problèmes et finalement coûter plus cher que notre capacité de payer. L’histoire de Maxime, un résident des Laurentides, en témoigne.

En 2018, Maxime décide d’acquérir sa première maison. « Avec mon salaire en ce temps-là, la seule propriété que je pouvais m’offrir était au-dessous de 100 000 $. C’était beaucoup moins cher pour moi d’acheter que de rester locataire, car tous les frais liés à l’appartement me coûtaient environ 1200 $ par mois, alors que la maison me revenait à moins de 1000 $ », explique-t-il. Il trouve alors une maison au prix attrayant correspondant à son budget dans la région. « C’était une reprise de finance, donc elle appartenait à la banque. » La demeure a besoin d’amour, mais Maxime fait toutes les investigations nécessaires pour vérifier son état. Après les contrôles d’un inspecteur, d’un menuisier-charpentier et d’un électricien, il ne ressort aucun problème majeur et tout ce qu’il y a à réparer est esthétique. « Je voulais être sûr d’acheter quelque chose qui entrait dans mon budget, même avec les rénovations que je voulais faire. »

Une nouvelle préoccupante

Pendant les deux premières années, le propriétaire rénove, comme il l’avait prévu, la toiture et la salle de bains, puis il s’attaque au rez-de-chaussée. « C’est dans le salon que j’ai commencé à voir des problèmes de moisissures dans la maison. » De l’eau s’était infiltrée par un mur et avait grugé toutes les solives entre le sous-sol et le premier niveau. Le problème est important, mais il s’agit d’un vice caché, car il y a de l’uréthane installé à grandeur au sous-sol.

« Je ne pouvais pas me retourner contre la banque, qui vend sans garantie légale, parce qu’elle n’est pas responsable de l’état de la propriété. Toutes mes économies y sont passées. » Maxime assainit sa maison, mais il se retrouve sans le sou pour finir les travaux. « Je n’avais pas de cuisine, pas de salon, pas de plancher au rez-de-chaussée. J’habitais encore là parce que je n’avais pas d’autres choix et que mon travail couvrait mes dépenses. »

Des frais qui augmentent

La situation du jeune propriétaire se corse au renouvellement de son hypothèque à cause de la hausse des taux d’intérêt. De 315 $, ses paiements passent à environ 480 $ toutes les deux semaines. L’augmentation des assurances, de l’électricité et les prêts sur les rénovations qu’il avait contractés pour financer une partie des rénovations en plus de ses économies l’ont mené dans une impasse. « Pour une personne seule, qui gagne un salaire considéré comme décent pour les compagnies, ce n’est pas viable. Si j’avais été en couple, il n’y aurait pas eu de problème, mais quand on est seul, c’est compliqué. »

Par ailleurs, en 2025, il quitte son travail. « Les patrons n’écoutaient pas les employés et c’était devenu insoutenable. J’étais donc sur le chômage, avec une réduction de rentrées d’argent évidemment, et j’ai mis quatre ou cinq mois à me retrouver un emploi », relate-t-il. « À ce moment-là, les factures s’accumulaient et je ne pouvais pas les acquitter. Je suis encore en train de payer les retards. »

La bonne solution

Après six années difficiles à tenter de conserver sa résidence, Maxime a trop de dettes en retard et se voit contraint de la vendre. « Au même moment [2025], mon frère se cherchait quelque chose pour revenir vivre dans le Nord, alors la solution a été de lui louer ma maison, ce qui me permet de payer tous les frais. »

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