Un cancer pour aller mieux…

Isabelle Provost. Crédit photo Vincent Provost
Isabelle Provost. Crédit photo Vincent Provost

Au mois d’avril 2025, Isabelle Provost reçoit un diagnostic de cancer. Neuf mois plus tard, elle apprend qu’elle est en rémission et que la chirurgie qu’elle devait subir ne sera plus nécessaire.

En novembre 2024, Isabelle Provost se rend à l’urgence à l’hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts, après avoir vu du sang dans ses selles. « Comme il y a beaucoup de cancers de l’intestin dans ma famille, on m’a dit qu’on allait me passer une coloscopie rapidement. En fait, ça a pris quatre mois », raconte-t-elle. Comme les résultats n’étaient pas concluants, elle a dû en faire une deuxième, pour apprendre le 25 avril 2025 qu’elle est atteinte d’un cancer. « J’ai dû passer d’autres tests parce que les résultats n’étaient pas assez précis et c’est seulement le 9 juin que j’ai commencé le traitement de chimiothérapie. J’avais un cancer du rectum avec une masse assez grosse. »

En mode solution

Quand le diagnostic est tombé, Isabelle l’a tout de suite accepté. « Je ne me suis jamais sentie comme une victime, je n’ai jamais été en colère. » En fait, elle est immédiatement entrée dans un processus d’autoguérison, se tournant vers toutes les opportunités susceptibles de l’aider à aller mieux. « J’ai consulté un naturopathe, un ostéopathe, j’ai beaucoup lu sur l’autoguérison ». Elle a aussi fait notamment des soins énergétiques, de la lumière infrarouge, de la méditation, elle chantait des mantras au lever et au coucher du soleil. En fait, elle est allée chercher toutes les possibilités pour guérir.

« C’était important pour moi de tout faire, de combiner la chimiothérapie, la radiothérapie et le reste. » Après les 28 traitements de radiothérapie, elle devait subir deux chirurgies et d’autres traitements de chimio, mais la masse a fondu tout de suite après l’été. « On ne saura jamais ce qui a fait que je suis en rémission et j’ai quand même fait la radiothérapie pour éliminer les cellules qui pouvaient rester, mais j’ai évité la chirurgie parce que la masse n’était plus là. »

Une attitude positive

Isabelle Provost. Photo Vincent Provost

Selon la femme de 54 ans, la combinaison du traitement agressif et tout le travail spirituel et émotionnel qu’elle a fait a beaucoup joué. « Je pense que mon attitude a eu un impact. Lors du premier traitement de chimio, j’avais un questionnaire à remplir et la dernière question était de savoir quel impact avait le cancer sur ma vie. J’ai répondu ‘positif’, car j’étais convaincue que ce cancer ne m’arrivait pas pour rien et que c’était un cri d’alarme pour me dire qu’il fallait que je change ma vie pour changer de chemin. » Malgré sa formation en musique, en chant et à ses nombreuses prestations pour des funérailles, elle fait le constat qu’elle n’a jamais essayé d’aller plus loin pour gagner sa vie grâce à sa passion. Avant sa maladie, elle avait fait un DEC (diplôme d’études collégiales) en petite enfance, dans lequel elle a découvert l’éveil musical. Le cancer lui a ouvert les yeux. « La vie me ramenait toujours vers la musique, mais je n’y allais jamais. Là, j’ai osé créer mon entreprise et je veux me présenter dans les garderies avec mon projet en septembre. »

Isabelle Provost a un suivi médical tous les trois mois pendant deux ans parce qu’il y a de 20 % à 30 % de récidive pour ce type de cancer. « Ce n’est pas parce que j’ai guéri que je reprends ma vie d’avant. Je l’ai changée et je continue à faire ce que j’appelle mon ménage du printemps intérieur. »

Utiliser tous les services

La sœur d’Isabelle, qui a aussi été atteinte d’un cancer, lui a conseillé de prendre tous les services offerts par l’hôpital, ce qu’elle a fait. « En rencontrant la travailleuse sociale, j’ai découvert Palliacco (organisme de soutien) et j’ai commencé à participer à un groupe. Au début, je me disais que je n’en avais pas besoin parce que j’étais dans un processus d’autoguérison, mais c’est fou ce que ça m’a apporté. On t’accueille avec amour sans jugement et ce sont des partages qui t’amènent à faire une introspection et à aller ailleurs. J’aime beaucoup leur titre Vivre autrement. Dans le groupe, on constate que chacun a sa propre histoire et que ça apporte autant à soi qu’aux autres. Palliacco m’a aussi donné le goût de donner au suivant. »

Selon elle, c’est important de ne pas s’isoler, de faire la paix avec ce qui arrive et de se demander ce qu’on peut faire pour avancer. « Les histoires sont tellement différentes, que je ne peux pas vraiment conseiller. Dans mon cheminement personnel, je suis toujours restée confiante, positive. J’ai fait la paix avec mon passé, et je m’en vais dans une autre direction pour le futur. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de faire une introspection en prenant le cancer comme un signal d’alarme. »

Articles les plus consultés

Les propriétaires n’auront plus à payer la double taxe de bienvenue.
(Photo Pexels)
Actualités
Politique

Québec met fin à la double taxe de bienvenue

Le gouvernement de la CAQ annonce l’abolition de la double taxe de bienvenue ainsi que des allègements pour les municipalités.
Photo gracieuseté
Actualités

La Fondation médicale agrandit Les Trésors

La Fondation médicale des Laurentides et des Pays-d'en-Haut annonce l'agrandissement des Trésors de la Fondation.
L’entraîneur Nicolas Fleurent est entouré de ses deux anciennes élèves, Nell Fleurent et Maory Lariveau. Photo Anyssa Gaudet 
Actualités
Sports

Volleyball: deux Agathoises au plus haut niveau  

Deux Agathoises ont atteint le plus haut niveau compétitif en volleyball en se taillant une place sur le circuit universitaire québécois.