Halte au gaspillage alimentaire

  • Publié le 15 mars 2026 (Mis à jour le 15 mars 2026)
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Photo: Unsplash
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Recyc-Québec participe encore cette année à la campagne nationale J’aime manger, pas gaspiller.

Recyc-Québec, la société d’État québécoise, créée en 1990, participe encore cette année à la campagne nationale J’aime manger, pas gaspiller, portée par l’organisme FoodMesh, cette entreprise canadienne basée à Vancouver qui lutte contre le gaspillage alimentaire en redirigeant les surplus comestibles des entreprises vers des organismes de bienfaisance et des fermes.

Le constat est accablant, selon le plus récent rapport de l’Université Dalhousie, une famille canadienne moyenne de quatre personnes pourrait dépenser jusqu’à 17 572 $ en nourriture en 2026 et perdre en moyenne 1300 $ en gaspillage alimentaire. C’est 1,2 million de tonnes d’aliments comestibles qui prennent le chemin des ordures annuellement au Québec.

Dans un communiqué de presse, la société d’État rappelle que trois gestes simples permettent de redonner de la valeur à ce que nous avons déjà et diminuer le gaspillage.

Mieux planifier les achats

Planifier ses repas et vérifier ce qu’on a déjà avant d’aller faire ses achats permet de réduire les achats inutiles et d’éviter le surstockage, l’une des causes les plus courantes de gaspillage à la maison. Planifier, c’est aussi prévoir d’utiliser les restes dans des repas rapides, simples et déjà payés.

Savoir bien conserver les aliments

Une bonne organisation du frigo et de simples pratiques de conservation – contenants hermétiques, congélation, rotation – contribuent à prolonger la durée de vie des aliments et à préserver leur fraîcheur. Chaque aliment bien conservé est un aliment sauvé des ordures.

Maximiser l’utilisation des aliments

Utiliser pleinement les aliments déjà à portée de main, transformer les restes en nouveaux repas, cuisiner avec les parties souvent ignorées, les fanes, les tiges, les croûtes… c’est une façon de réduire le gaspillage tout en étant créatif. Chaque reste a du potentiel, il suffit de lui redonner de la valeur.

Pour Emmanuelle Géhin, la présidente-directrice générale de Recyc-Québec, éviter le gaspillage comporte des bénéfices économiques. « Dans un contexte où la facture alimentaire ne cesse d’augmenter, il devient essentiel de donner de la valeur à ce que l’on a déjà. Planifier l’achat de chaque aliment que l’on conserve mieux ou que l’on transforme, c’est de l’argent qu’on ne jette pas et un geste concret pour réduire notre impact collectif. En adoptant ces réflexes simples, chaque ménage peut économiser, réduire son gaspillage et donner plus de sens à sa consommation. »

Se fier à ses sens

L’organisme encourage les consommateurs à utiliser leurs sens, la vue, l’odorat et le toucher afin d’évaluer si un aliment est encore bon, même après sa date « meilleur avant ». Si un produit n’a pas d’odeur désagréable, et s’il ne présente pas de moisissure ou de texture anormale, il est souvent encore consommable.

Le gaspillage alimentaire en chiffres

La facture alimentaire grimpe : une famille composée de quatre personnes pourrait dépenser jusqu’à 17 572 $ en 2026 pour se nourrir, c’est environ 1000 $ de plus que l’an dernier. Au Québec, 16 % des aliments comestibles qui entrent dans le système bioalimentaire sont perdus ou gaspillés. Les ménages représentent 28 % du gaspillage total. Cela démontre que chaque geste individuel compte réellement. La catégorie d’aliments la plus touchée demeure celle des fruits et légumes, elle compte à elle seule pour 45 % des aliments gaspillés.

ACPG et PNCA

L’info a mis la main sur le rapport final (2022) de l’étude de quantification des pertes et gaspillage alimentaires au Québec. Les données recueillies distinguent les ACPG des PNCA.

Un aliment comestible perdu ou gaspillé (ACPG) désigne toute partie comestible d’un aliment destiné à la consommation humaine qui est détournée, dégradée, perdue ou jetée à n’importe quelle étape du système bioalimentaire, alors que les parties non comestibles associées (PNCA) font référence par exemple aux os d’animaux, à la bale de céréales et aux pelures de fruits et de légumes.

Les données démontrent que ce sont 47 % des ACPG qui sont enfouis contre 27 % pour les PNCA. Les ACPG sont deux fois plus susceptibles d’être enfouis, ils sont moins valorisés, car ils sont souvent non planifiés et perçus comme non comestibles, ce qui explique leur enfouissement massif.

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