Causerie avec Carole Laure : un premier livre entre rêve et réalité 

Carole Laure a sorti son premier livre. Photo Carl Lessard
Carole Laure a sorti son premier livre. Photo Carl Lessard

Artiste québécoise iconique, Carole Laure présentera son premier roman Je ne m’éloigne jamais trop de la maison dans le cadre d’une causerie suivie d’une séance de dédicaces le 15 février en après-midi au bistro Les Saboteurs à Val-David.  

Actrice, chanteuse, scénariste, réalisatrice et productrice, Carole Laure complète sa prolifique carrière internationale en lançant en octobre dernier son premier livre Je ne m’éloigne jamais trop de la maison paru chez VLB éditeur. « Avant d’écrire ce livre, j’ai réalisé quatre films dont j’ai écrit les scénarios et après la pandémie je trouvais que c’était très difficile de garder l’affiche dans les cinémas d’auteur, souligne-t-elle. Les gens sont de plus en plus devant leur plateforme, devant leur télé pour regarder les films et ça me déprimait, mais je ne pouvais pas arrêter d’écrire, alors j’ai eu l’idée d’écrire un livre. L’idée qu’elle avait en tête était de raconter son enfance. « Quand on commence à vieillir, on pense beaucoup plus à son enfance et puis mon historique est assez romanesque ».  

Le premier livre de Carole Laure. Photo gracieuseté

L’adoption à cœur  

Née à Montréal, elle est adoptée toute petite par une famille de Shawinigan. « Mes parents adoptifs avaient l’âge d’être mes grands-parents et c’est l’une de mes sœurs qui est devenue comme ma mère », relate-t-elle. Le reste de la fratrie avait déjà quitté la maison. Elle grandit alors dans un environnement où la nature est omniprésente, bercée par les contes de Georges, son père adoptif, qui lui raconte qu’elle est une princesse arrivée dans un canot quand elle était bébé, ou en parachute sur son terrain! Ces histoires, sorties tout droit de l’imagination de celui qui a travaillé dur toute sa vie comme ouvrier dans une usine à papier, et l’attention que ses parents lui portent assurent beaucoup d’amour à Carole, qui rêve souvent à l’image de sa mère biologique. Les racines de son livre sont donc bien ancrées dans son enfance, qui se veut plus comme une autobiographie romancée. « Souvent, on garde ce qu’on veut bien garder de nos souvenirs ou on les arrange ». La fillette aux cheveux noirs et à la silhouette menue évolue ainsi dans une famille de roux aux yeux bleus et son récit porte un regard à la fois limpide et plein de questionnements sur les liens de la filiation, de l’attachement et de l’amour.  

De beaux échanges en vue 

Elle a gardé les vrais prénoms de ses parents, Blanche et Georges, mais tous les autres sont fictifs. Avant de chercher à publier son livre, Carole Laure a demandé au célèbre écrivain et neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qu’elle avait rencontré lors de son premier film, de lui donner son avis sur son manuscrit. « Il m’a envoyé comme un cadeau un très beau texte qui analyse mon livre. Mon éditeur l’a mis en postface, ce qui m’a donné beaucoup de courage ». Elle se dit aussi heureuse de constater que son ouvrage touche beaucoup de personnes, qui lui écrivent parce qu’elles ont adopté ou qu’elles veulent adopter un enfant. Au point qu’elle a commencé à écrire un deuxième roman. « Ça donne une liberté totale, ce qui n’est pas le cas quand on écrit pour le cinéma parce qu’on est aux prises avec le budget. J’adore ça ». 

La causerie du 15 février sera donc une bonne occasion de l’entendre sur le sujet et de lui poser des questions. L’événement, organisé dans la série Rencontre des Productions Culture & Passions débutera à 15h au bistro Les Saboteurs à Val-David. Confirmation de présence requise à p.culturepassion@gmail.com 

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