Robert Bélanger, une aide précieuse aux archéologues

  • Publié le 29 sept. 2025 (Mis à jour le 29 sept. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Robert Bélanger au tamis, prêt à dénicher la perle rare sur son terrain.
(Photo Gardiens du patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides)
Robert Bélanger au tamis, prêt à dénicher la perle rare sur son terrain. (Photo Gardiens du patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides)

Le Nomininguois Robert Bélanger se révèle depuis quelques d’années une aide précieuse pour les Gardiens du patrimoine archéologique des Hautes-Laurentides. 

Il faut dire que l’organisme effectue des fouilles fructueuses sur le terrain de M. Bélanger depuis une décennie. À force de les regarder faire, il s’est vu offrir une chance de participer aux découvertes avec les Gardiens. 

Sur le bord du Grand lac Nominingue, lors d’une belle journée d’automne, M. Bélanger ne cache pas que participer aux fouilles est aujourd’hui devenue une passion. Avoir découvert ça plus jeune, il affirme qu’il aurait sans doute bifurqué vers un certificat en archéologie, pour le citer. Malgré tout, il avoue que participer aux fouilles à son âge lui convient, lui qui lit beaucoup sur l’histoire universelle et locale.

« L’histoire, aussi loin qu’elle remonte, ça m’intéresse toujours. Là, je suis à la bonne place. Ce qui m’impressionne, c’est quand l’on fait une trouvaille, comme une pointe de flèche de 4000 ans. Ça m’impressionne, car je me dis qu’il y avait quelqu’un ici il y a 4000 ans qui s’est fait une pointe de flèche sur mon bord de lac. Ça vient me chercher », partage-t-il. « Je n’en reviens pas que l’on passe ici depuis 7000 ans. J’ai toujours espoir que l’on trouvera des pièces qui remontent à 8000 ans! »

Le lecteur peut prendre connaissance des bilans de recherches des Gardiens sur leur façade Web.

Un site de référence

Le site que constitue le terrain de M. Bélanger est exceptionnel, comme l’a cité plus d’une fois à L’info les fondateurs des Gardiens, Sylvie Constantin et Sylvain Généreux. L’endroit est une carte postale qui offre une vue panoramique du Grand lac et où se trouve, bien près, l’embouchure d’une rivière, soit la route durant des Premières Nations pendant des milliers d’années. Il s’est également agi d’un arrêt aussi pour les premiers Européens coureurs des bois, comme l’ont prouvé à maintes reprises les fouilles des Gardiens. Eux parlent de visites sur le site de M. Bélanger qui remontent à au moins 1650, soit dans l’époque approximative de la fondation de Montréal par Maisonneuve et Jeanne Mance (1648) et celle de Québec par Champlain (1608). « C’est maintenant rendu un site de référence chez moi », chantonne Robert Bélanger. « Les archéologues viennent et j’avoue que c’est du bon monde. »

Une rencontre décisive

Un jour, il y a dix ans, les Gardiens sondaient les terrains chez le voisin de Robert Bélanger. « J’ai rencontré les Gardiens et leurs sondages s’avéraient justement positifs : des éclats, un petit outil, de la poterie… Ça, ça m’a impressionné », raconte ce dernier. 

M. Bélanger a donc ouvert son terrain aux sondages et la suite, on la devine. À l’époque, avant l’arrivée de l’équipe de Karine Taché, archéologue paléohistorienne chargée de projet sur ce chantierécole de lUniversité Laval, les Gardiens travaillaient essentiellement sans subventions. Les années se succèdent, à coups de deux ou trois semaines de fouilles en été, puis un jour les Gardiens ont offert à M. Bélanger le job de brasser le tamis afin de dénicher les petits artefacts mélangés à la terre et le sable. C’est ainsi que sa passion se découvre.

On reviendra

À aucun moment M. Bélanger n’a eu peur que l’on détruise son terrain gazonneux au bord du lac. C’est souvent ce qui freine les recherches des Gardiens à d’autres endroits ; la destruction du terrain après les fouilles. Au journal, le propriétaire fait toutefois remarquer comment son terrain est encore très beau après 10 ans de recherches. « Quand ils terminent, ils remettent le tout comme quand ils sont arrivés, avec de la tourbe s’il le faut », partage M. Bélanger. À noter que les fouilles sont souvent effectuées en présence de dignitaires des Premières Nations.

Les recherches sont d’ailleurs en mode halte pour un certain temps alors que s’est épuisée la subvention. N’empêche que le site est encore important et Robert Bélanger n’attend que le téléphone des Gardiens qui lui annonce qu’ils arrivent avec l’équipe.

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