André Simard a révolutionné le monde du cirque 

  • Publié le 10 sept. 2019 (Mis à jour le 19 juin 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Maxime Coursol

Maintenant résident de Ste-Agathe

L’Agathois d’adoption André Simard a consacré les 25 dernières années de sa vie active à contribuer de façon remarquable au succès du Cirque du Soleil. 

C’est en 1987 que l’ancien gymnaste a rejoint l’équipe de cette entreprise québécoise de réputation internationale. L’amour des arts du crique n’était pas nouveau chez M. Simard. De 1960 à 1962, il a participé à l’émission Caravane à Radio-Canada, qui faisait découvrir ce monde aux téléspectateurs canadiens. « J’ai toujours été fasciné par les acrobaties en haute voltige, confie-t-il. C’est pour ça qu’une fois rendu entraîneur au Centre Immaculé, je laissais les amuseurs publics venir apprendre les rudiments de la gymnastique avec nous. » 

Le cirque gagnant en popularité au Centre, André Simard a fait partie de ceux qui ont fondé l’École nationale de cirque de Montréal, qui a acquis par la suite une réputation internationale. Son passage au Cirque du Soleil s’inscrivait donc dans une certaine suite logique.  

  

Artisan des « ballets aériens » 

C’est la discipline du trapèze qui a retenu les plus importantes énergies de M. Simard. Il a littéralement révolutionné cette discipline en la rendant plus fluide, donnant aux numéros des allures de ballets. Entre 1989 et 2000, 13 des chorégraphies qu’il a conçues ont été récompensées dans les festivals réunissant les meilleurs artistes de cirque au monde. 

L’ex-athlète a également inventé l’autolonge élastique sécuritaire à la suite d’une mésaventure, en 1989. « À l’époque, quand on faisait des numéros de trapèze ballant, il y avait un système pour retenir l’acrobate en cas de chute. Mais ce système-là m’a fait monter une fois de 25 pieds dans les airs après une fausse manœuvre. Je me suis dit à ce moment-là que ça n’avait pas d’allure, qu’il fallait que j’invente quelque chose de plus sécuritaire », raconte-t-il. 

Son invention s’est rapidement imposée dans tous les cirques du monde, mais il n’en a pas touché un sou, n’ayant jamais pris la peine de la faire breveter. Il jure qu’il ne le regrette pas, même si ç’a lui a probablement coûté une retraite dorée. « Le plus important pour moi, c’était que personne ne soit en danger en faisant du trapèze ballant », clame-t-il. 

Finalement, à l’âge de 68 ans, André Simard a choisi de s’arrêter. Il coule maintenant des jours heureux dans les Laurentides et jette un regard serein sur son passé. « Je suis content d’avoir fait tout ce que j’ai fait, mais après avoir travaillé toute ma vie 6 jours par semaine, 12 heures par jour, j’étais fatigué. J’adore Sainte-Agathe et Val-David, c’est un endroit où il fait bon se reposer, tout en restant actif », conclut-il. 

Articles les plus consultés

Réjean Gaudreau, citoyen de Sainte-Agathe et Frédéric Broué, maire de la Ville. Photo Emmanuelle M.-Verschaeve
Actualités

Un projet novateur pour une meilleure qualité de vie à Sainte-Agathe

La Ville lance un projet pilote rassembleur pour contribuer au bien-être et à la santé des citoyens du grand Sainte-Agathe.
Christine Fréchette et France-Élaine Duranceau à l'Assemblée. Photo gracieuseté
Actualités
Politique

« Christine Fréchette incarne quelque chose de nouveau » – France-Élaine Duranceau  

La députée de Bertrand France-Élaine Duranceau nous livre ses impressions sur Christine Fréchette, nouvelle première ministre du Québec.   
Photo Unsplash
Actualités

2026, une année difficile pour le temps des sucres

Si les érables coulaient bien l’an dernier, 2026 donne du fil à retordre aux acériculteurs de la région.