ENSEMBLE POUR NOS FILLES : solidarité à Val-David

  • Publié le 10 mars 2025 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes

«Avec l’élection de Trump, avec tout ce qui se passe depuis seulement un mois, il y a vraiment une ambiance d’inquiétude », affirme Marie-Ève B. Lévesque, coorganisatrice de l’événement ENSEMBLE POUR NOS FILLES. La disparition silencieuse de la Journée internationale des femmes des calendriers de Google et Apple a été un signal d’alarme pour elle : « C’est un geste, moi, que je trouve vraiment sournois et très parlant parce qu’on n’est pas rendu à ne plus avoir besoin de cette journée-là. Les droits des femmes sont loin d’être acquis.  Dans mon livre à moi, quand on va enlever cette journée-là, ça va être parce qu’internationalement, on va avoir trouvé qu’on n’a plus besoin de ça. »

Les participantes lors de l’événement du 8 mars à Val-David.
Photo Marie-Pierre Tremblay

Val-David, un bastion du féminisme

Marie-Ève B. Lévesque réside à Val-David depuis dix ans et rappelle l’héritage militant du village. « Quand je suis arrivée ici, il y avait un très gros mouvement féministe qui s’appelait le Collectif sortie 76. Il s’est dissous en 2021, mais toutes ces années-là, j’ai énormément participé. » Cette réalité a nourri sa motivation à organiser un événement à la hauteur des enjeux actuels. « Ayant fait partie de toutes ces initiatives par le passé, j’ai eu l’élan de réunir ma gang », explique-t-elle. « Je le sais que dans les Laurentides, il y a beaucoup de gens qui se préoccupent des droits des femmes. On est une belle pépite, un beau bastion fort de ces luttes. »

Un succès inespéré

Malgré des attentes modestes, la mobilisation a dépassé les prévisions : « Je m’attendais à une centaine de personnes peut-être », affirme Mme Lévesque. Mais le décompte final a révélé une réelle ampleur : « On a compté plus de 300 personnes qui venaient d’un peu partout des Laurentides. »

Un moment de solidarité et d’émotions

Le rassemblement a été marqué par une forte énergie : « Je décrirais l’énergie avec plusieurs contradictions. Les gens étaient heureux, je pense, de se retrouver et en même temps partager de grandes inquiétudes. »

Un moment particulier a touché les participants : « Le huit minutes de silence, c’était vraiment très touchant. C’est quand même long, huit minutes au grand froid. C’était un silence qui n’était pas vide. C’était un silence qui était plein de se recueillir entre nous », décrit Marie-Ève B. Lévesque.

« Moi, s’il y a quelque chose que j’espère qui va ressortir de ça, c’est qu’on n’oublie pas qu’on n’est pas seul, mais aussi que l’histoire n’est pas encore écrite. On a tendance, quand on a peur, à penser que tout va mal aller, mais il faut s’accrocher. Chaque personne peut faire une différence. Je pense que l’avenir de l’humain, carrément, est dans le vivre-ensemble. Il faut absolument se réunir, se retrouver, prendre la parole puis considérer l’importance qu’on a chacun dans le commun aussi », conclut-elle.

Photo Marie-Pierre Tremblay

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