Edgar Bori de passage au Patriote

  • Publié le 18 sept. 2023 (Mis à jour le 22 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Martin Dumont

Au cours de ce spectacle de 75 minutes, Edgar Bori offre des extraits de sa poésie, parfois narrée quelquefois sous forme de questions adressées au public, mais aussi chantée. « Les gens sont autour de moi sur la scène. Il n’y a pas de micro, pas de moniteur, c’est vraiment comme un party de cuisine. On jase autour de textes poétiques, c’est vraiment très intime, il y a quelque chose qui se passe », propose Edgar Bori.

Un homme assit au sol devant un banc
( Photo- Franck Roncière)

Une connexion unique avec le public

Dans ce conte poétique, Edgar Bori tire un message universel de ses propres expériences qui trouvent écho dans le cœur et les souvenirs des gens. « On parle de la vie que tout le monde a vécue. On parle de l’enfance, de l’adolescence, ça parle de la beauté du monde, mais aussi de la bombe atomique et des claques qu’on a parfois reçues derrière la tête », illustre l’artiste.

Pour Edgar Bori, performer dans les Laurentides évoque quelque chose de particulier. S’étant déjà produit à La Butte à Mathieu en compagnie de grands artistes qui ont façonné l’identité culturelle du Québec, il connait bien ce qui caractérise le public de la région. « Il y a une écoute plus calme, plus rayonnante, les gens sont moins affairés que dans les grandes villes. Ils sont plus réceptifs, on sent l’influence de la nature sur eux », murmure l’homme de scène.

Un homme serre les poings pour mimer un volant
( Photo- Franck Roncière)

À quoi sert la poésie

Poésinutiles est inspiré d’un recueil en 3 volumes qui propose 55 pièces dans lequel Edgar Bori pose la question : « Dans un monde comme aujourd’hui, la poésie qui va sauver le monde ou c’est plutôt devenu complètement inutile ? » Écrit sur le bord de la mer, les textes et chansons ont pris différentes formes en réponse à cet élan de créer à partir du cœur des poésies évoquant plusieurs aspects de la vie.

« Il faut reprendre le temps de prendre notre temps. On ne peut pas toujours être à la course, à la poursuite d’une accessible étoile. La technologie est partout, elle a envahi comme du mauvais herbe la conscience populaire. Quand les gens viennent au spectacle, j’ai la prétention de penser que c’est une invitation à s’assoir et prendre le temps de contempler la beauté du monde qui nous entoure », estime le poète.

Sortir de l’ombre

Edgar Bori croit qu’en partant de soi, on peut être une partie de tous les autres, et ce sans tomber dans le narcissisme. Longtemps en conflit avec le vedettariat et la vie publique, il a lui-même refusé de montrer son visage sur scène pendant les 15 premières années de sa carrière.

Maintenant à visage découvert, l’homme de scène qui se dit autodidacte croit que les spectateurs vont être touchés par toute la gamme des émotions lors de cette soirée. « Les gens qui ont vu le spectacle m’ont souvent dit qu’ils se sentent transformés. Je ne fais ça pour la gloire, je fais ça pour accompagner les gens dans cette transformation ».

 

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